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FOOTBALLPeter Gilliéron: «Triste nouvelle pour le football»

Le président de l'ASF se dit attristé par les résultats de l'enquête d'Europol. Dès qu'elles en sauront plus, les instances de contrôle de l'ASF se pencheront sur les cas concernés.

Les révélations d’Europol sur les matches truqués ou suspects en Europe concernent 41 rencontres en Suisse. En nombre, celle-ci apparaît comme le troisième pays le plus touché après l’Allemagne (79 parties) et la Turquie (70). Les chiffres donnés par Europol portent sur le trucage de centaines de rencontres et indiquent que la gangrène est bien plus importante qu’annoncé initialement. En 2009, le Parquet de Bochum (All) avait en effet annoncé avoir des soupçons sur quelque 200 matches. Un total de 22 rencontres de Challenge League étaient alors concernées, plus six matches amicaux impliquant des clubs helvétiques, ainsi qu’un match de Coupe d’Europe de Bâle, un autre des Young Boys, et une rencontre des M21 entre la Suise et la Géorgie. Ce lundi, Europol parle de 41 rencontres touchant la Suisse, entre 2008 et 2011.

Difficile de dire aujourd’hui, parmi les chiffres annoncés par Europol, de faire la part des choses entre les matches qui faisaient déjà l’objet de soupçons à l’époque et les cas nouveaux. «Nous apprenons tout juste la chose!», a réagi le président de l’ASF Peter Gilliéron. «Nous attendons de connaître les détails ainsi que les preuves concrètes. Dès que nous en saurons plus, notre instance de contrôle se penchera sur l’affaire et nous prendrons contact avec l’UEFA.»

M. Gilliéron a ajouté qu’il s’agissait d’une «triste nouvelle pour le football». Il a promis que «comme la dernière fois, nous réagirons rapidement dès que nous connaitrons tous les faits». Pour l’instant, tant que l’enquête n’est pas close, Europol refuse de divulguer les noms des joueurs, des clubs, des dirigeants et des arbitres concernés.

Les enquêteurs européens, qui ont procédé par infiltrations, ont passé au crible quelque 13’000 courriels et conversations téléphoniques. La tête du réseau serait basée en Asie. Europol possède des preuves concrètes dans 150 cas, avec des mises atteignant parfois 100’000 euros.

Au total, ils estiment que «380 matches ont été manipulés avec certitude» et que «des soupçons planent sur 300 autres parties». Et tout cela, selon Europol, ne serait que «la pointe de l’iceberg». Pour la première fois, il apparaît clairement à ses yeux que «la criminalité organisée opère dans le monde du football», selon les mots du directeur de l’organisation Rob Wainwright.

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