24.01.2020 à 18:42

Football«Peter Zeidler compte sur moi»

André Ribeiro, l'un des trois Genevois du FC Saint-Gall, a obtenu l'assurance de son coach que son heure viendra.

par
Sport-Center
André Ribeiro est d'attaque avant ce deuxième tour avec le FC Saint-Gall.

André Ribeiro est d'attaque avant ce deuxième tour avec le FC Saint-Gall.

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Du Stade des Arbères de Meyrin à Braga en passant par Zurich, André Ribeiro a déjà vu du pays alors qu’il n’a que 22 ans. C’est à Saint-Gall que ce Genevois, qui a également transité dans sa carrière par Carouge, a rebondi en septembre avec des Brodeurs ambitieux qui jouent le haut de tableau. L’attaquant lusitanien, libéré par son club portugais avec lequel il était encore lié jusqu’en 2021, espère bien saisir enfin sa chance dans ce second tour après des débuts où il a surtout «chauffé» le banc.

André Ribeiro, vous avez peu joué depuis votre retour en Suisse. Est-ce que cela a changé en période de préparation?

Oui absolument. Non seulement j’ai joué mais en plus marqué. Normalement dans ce deuxième tour, cela devrait être différent.

Comment s'est déroulé ce camp d’entraînement que vous avez fait en Espagne?

On a livré de bonnes parties d’un très bon niveau face à Leverkusen (2-3) et Oostende (3-2) avant d'aller nous imposer à Berlin 2-1 contre Union. On est prêts.

A quoi vous vous attendez-vous?

A prendre match après match! (rires) On sait que derrière Bâle et Young Boys, on est pas très loin. Trois points de retard sur la tête, ce n’est rien. Avec ces fans incroyables à fond derrière nous, tout est possible. Toutes les équipes se connaissent, on sait à quoi s’attendre. A nous de réaliser le plus de points possibles pour nous qualifier pour l’Europa League.

Avez-vous douté durant ce premier tour où vous ne jouiez pas ou si peu...

Non, c’était beaucoup plus compliqué à Braga où la direction m’a conseillé de partir. Alors qu’il me restait encore deux ans de contrat, on ne comptait plus sur moi. J’avais aussi des offres d’autres clubs au Portugal, mais j’ai préféré revenir au pays.

Pourquoi?

Parce que ma famille me manquait. Même si je suis Portugais, la Suisse est le pays de mon enfance et jouer ici est toujours un plaisir. Comme le niveau est de plus en plus élevé en Super League, il suffirait que je réussisse un bon deuxième tour et un bon championnat pour me faire repérer.

A Saint-Gall, vous avez retrouvé Vincent Rüfli et Jérémie Guillemenot, deux autres Genevois. Cela vous a-t-il aidé pour votre intégration?

Oui, c'est sympa. Maintenant, au niveau de la langue, ce n'était pas un souci comme j'avais déjà évolué avec les M21 de Zurich. J’avais aussi déjà eu des contacts avec Saint-Gall en janvier 2019 mais cela ne s’était finalement pas fait. J’espère que cette fois-ci je pourrais affronter Servette dans ce deuxième tour, moi le Meyrinois. Après Lugano et Bâle ce sera notre troisième match en février...

Votre coach, Peter Zeidler vous a-t-il expliqué pourquoi vous ne jouiez pas et que cela pourrait changer?

Oui, comme javais débarqué à Saint-Gall le dernier jour des transferts en septembre, le coach avait déjà son équipe type. Comme je n’avais pas effectué la préparation avec eux, ce n’était pas un avantage pour moi. En plus, l’équipe s’est mise rapidement à gagner. A part à l’entraînement, je n’ai pas eu vraiment la possibilité de montrer ma valeur, d’avoir plus de minutes de jeu. Mais j’ai continué à travailler. Le coach a vu que je me plaisais ici et que j’avais la bonne mentalité. Il a appris à me connaître. Il sait que j’en veux toujours plus, que je vais m’accrocher, que je ne suis pas du genre à baisser les bras. Il voit comment je me comporte à l’entraînement, il m’a assuré que mon heure viendra, qu’il compte sur moi.

Christian Maillard

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