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Erreurs médicales?Pétition de soutien au chef chirurgien de l'Hôpital du Valais

Les médecins-chefs de département ont signé une pétition pour soutenir le patron de la chirurgie de l'hôpital du Valais, mis sous enquête pénale après le décès de deux patients.

L'Hôpital du Valais, à Sion.

L'Hôpital du Valais, à Sion.

ARCHIVES, Keystone

Les médecins-chefs de département de l'Hôpital du Valais sont montés au front jeudi pour apporter leur soutien au patron de la chirurgie de l'établissement. Ce spécialiste de chirurgie viscérale fait l'objet d'une enquête pénale suite au décès de deux patients.

«Nous déplorons profondément cette nouvelle cabale médiatique» contre le professeur, écrivent les chefs de service de l'hôpital valaisan dans un courrier adressé au conseil d'administration de l'établissement. Pour eux, les compétences du chirurgien «ne sont plus à démontrer» et les décès, aussi regrettables soient-ils, font partie des risques du métier, «qui plus est dans le domaine chirurgical de pointe».

«Nous sommes bien placés pour savoir le nombre de vies qui ont été sauvées» par le chirurgien, ajoutent les quatre chefs de département dans un communiqué de presse commun. Une pétition de soutien adressée aux autorités politiques a en outre été placée en ligne par leurs soins. A 15h15 jeudi, elle comptait 1100 signatures.

Enquêtes externe et interne

Le Département valaisan de la santé a lancé la semaine dernière une expertise médicale externe et neutre pour évaluer le travail de chirurgie viscérale à l'hôpital. L'expertise portera sur l'examen de dossiers de patients, de 2011 à 2013, ainsi que l'organisation de la prise en charge.

Une enquête interne, suivie par la cheffe du Département de la santé, Esther Waeber-Kalbermatten, a également été lancée. Le chirurgien mis en cause s'est engagé à ne plus opérer en attendant son résultat.

Les résultats médicaux obtenus par le service de chirurgie abdominale et viscérale valaisan avaient déjà été mis en doute en 2010 par l'ancien médecin-chef Daniel Savioz. L'audit mené par la suite auprès du Réseau Santé Valais par la Fédération hospitalière de France n'avait pas révélé de dysfonctionnements majeurs. Générale, l'enquête ne s'était toutefois pas penchée sur les dossiers spécifiquement mis en cause.

(ats)

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