Football - Petkovic: «Les critiques gratuites, c’est trop facile!»

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FootballPetkovic: «Les critiques gratuites, c’est trop facile!»

Trois matches, trois succès: Vladimir Petkovic en a profité pour remettre l’église au milieu du village.

par
Daniel Visentini
(Saint-Gall)
Vladimir Petkovic n’a pas masqué le fond de sa pensée. Trois matches, trois victoires, il aurait tort de se priver.

Vladimir Petkovic n’a pas masqué le fond de sa pensée. Trois matches, trois victoires, il aurait tort de se priver.

AFP

On peut appeler cela une mise au point. Avec les deux victoires lors des deux premiers matches des qualifications au Mondial 2022, et ce succès en amical face à la Finlande pour boucler le mois de mars sur un carton plein, Vladimir Petkovic avait le sourire en coin, mais la parole sèche.

Il a été, ainsi que son équipe, cible de critiques en 2020 pour n’avoir pas gagné le moindre match sur le terrain. Il y a même eu des réserves après les deux succès en Bulgarie et contre la Lituanie. Alors, après avoir raconté combien il était fier de ses joueurs, de tous, il a aussi dit le fond de sa pensée.

«Les critiques gratuites, c’est trop facile, a-t-il lancé. Il y a certaines réalités qu’il faut bien peser. Nous n’avons pas gagné un match en 2020, par exemple. C’est vrai. Mais il faut tout analyser. Le négatif, le positif aussi. Nous n’avons joué que trois mois au foot en 2020. Et dans ces trois mois, je crois que jamais la Suisse n’a disputé autant de rencontres contre des adversaires de si grande qualité (ndlr: l’Allemagne et l’Espagne deux fois chacune en Ligue des nations, la Belgique et la Croatie en amical). Eh bien nous avons fait des choses remarquables, contre l’Allemagne, contre l’Espagne, et contre les autres aussi, en restant fidèles à nos principes de jeu, en jouant, en dominant dans plusieurs séquences. Oui, il y a des choses à améliorer. Mais n’oublions pas la réalité de ce que nous avons produit sur le terrain.»

«La Suisse est suffisamment bonne pour mériter un meilleur traitement.»

Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’équipe de Suisse

Où se situe actuellement la Suisse sur le plan international? Petkovic respire et lance: «La Suisse est suffisamment bonne pour mériter un meilleur traitement». Lœil n’est pas revanchard, le sélectionneur remet simplement l’église au milieu du village.

Tous les résultats qu’il a obtenus depuis 2014 avec l’équipe nationale parlent pour lui. Même les deux huitièmes de finale perdus, à l’Euro 2016 et au Mondial 2018, à moins de fantasmer une Suisse tellement supérieure à tout le monde qu’elle doive systématiquement arriver en quart de finale, voire aller plus loin.

Des listes élargies à 25 joueurs?

L’Euro 2021 qui se profile, c’est un autre thème. Il reste deux matches amicaux, juste avant l’Euro, contre les États-Unis et le Liechtenstein. Mais Vladimir Petkovic doit sûrement avoir des idées plus ou moins précises concernant la future liste des 23 élus. «Ce sera peut-être 25 ou 26, je crois que l’UEFA envisage d’élargir la liste», assure-t-il. C’est vrai, l’UEFA l’envisage.

Néanmoins, a-t-il déjà une pré-liste en tête? «C’est difficile à dire, souffle-t-il. Je vais bien sûr suivre les internationaux, il y a plus ou moins un groupe d’une trentaine de joueurs que je peux sélectionner. J’espère qu’ils me rendront la tâche compliquée avec leurs performances ces prochaines semaines en club. Mais sinon, je peux avouer qu’en l’état, il y a peut-être 18 joueurs, environ, qui ont un peu plus de chances que les autres d’être sur la liste, pour l’instant.»

Allez, on se lance en imaginant qui pourraient être ces 18, à l’heure actuelle. Et sans compter les retours attendus de Schär et Steffen, blessés. Les 18 d’aujourd’hui? Cela pourrait donner: Sommer, Xhaka, Shaqiri, Elvedi, Akanji, Seferovic, Freuler, Rodriguez, Mbabu, Embolo, Vargas, Gavranovic, Zakaria, Fernandes, Omlin, Zuber, Sow et Benito. À voir…

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