Football - «Peu de personnes auraient misé un franc sur Marco et sur moi…»
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Football«Peu de personnes auraient misé un franc sur Marco et sur moi…»

Adjoint de Marco Walker à Tourbillon, Amar Boumilat revient sur l’incroyable sauvetage du FC Sion. Il évoque notamment comment une nouvelle dynamique de groupe a vu le jour.

par
Nicolas Jacquier
Amar Boumilat (à gauche) et Marco Walker seront encore associés sur le banc du FC Sion la saison prochaine. 

Amar Boumilat (à gauche) et Marco Walker seront encore associés sur le banc du FC Sion la saison prochaine.

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À 47 ans, Amar Boumilat peut enfin décompresser. Adjoint de Marco Walker avec lequel il compose une paire gagnante sur le banc du FC Sion, l’homme mesure mieux depuis une semaine la portée de ce qui a été accompli. «Je savoure, indique-t-il. On sort d’une période incroyable, qui a été très intense. Au départ, peu de personnes auraient misé un franc sur Marco et sur moi…»

Apprenant à se découvrir, les deux techniciens, qui n’avaient jusque-là fait que se croiser par bancs interposés, ont pourtant su relever le défi qui leur avait été proposé. Ensemble, ils ont délimité un cadre, relancé plusieurs joueurs relégués dans la bordure (Hoarau) ou carrément placardisé (Cavaré) afin de créer une nouvelle dynamique. «Dans un groupe, la cohésion sociale ne passe que par les résultats. On se dit les choses et on les fait ensemble.»

«Ce n’est plus le moi qui compte, c’est le nous, c’est le FC Sion, au-delà des ego des uns et des autres»

Amar Boumilat, entraîneur assistant du FC Sion

Étonnamment, le déclic s’est produit un soir de défaite à Vaduz le 11 avril, dans ce match que Sion ne devait pas perdre et qu’il a perdu nettement (3-0, avec trois buts encaissés dans le dernier quart d’heure). «Cela nous a fait réfléchir. Il a fallu prendre des décisions. Quand le capitaine vient dire que l’équipe est morte, c’est que le mal est profond. On ne peut pas avancer avec des non-dits. Ce soir-là, il s’est passé quelque chose, on a crevé l’abcès.»

Avec le résultat que l’on sait. «Se mettre au service d’un groupe, c’est aussi mettre en avant l’institution. Ce n’est plus le moi qui compte, c’est le nous, c’est le FC Sion, au-delà des ego des uns et des autres.»

Déjà présent aux côtés de Petkovic en barrages

Sion a ainsi fini par mieux jouer sans atteindre des sommets. «La base existe. Mais il faut plus de choses dans l’animation.» L’ancien joueur de Marseille (2e équipe) connaît bien la maison. À Tourbillon, il avait déjà travaillé en tant qu’assistant de, notamment, Didier Tholot, Peter Zeidler et Laurent Roussey. «J’étais également présent quand Sion s’était sauvé avec Vladimir Petkovic en barrage contre Aarau», rappelle-t-il. En août 2018, Boumilat avait aussi fait équipe avec Christian Constantin lui-même.

Amar Boumilat a également été l’assistant de son président lorsque celui-ci s’était assis sur le banc du Letzigrund, à l’occasion d’un match contre GC en 2018.

Amar Boumilat a également été l’assistant de son président lorsque celui-ci s’était assis sur le banc du Letzigrund, à l’occasion d’un match contre GC en 2018.

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«L’objectif est de vivre une prochaine saison correcte sans viser des choses impossibles aujourd’hui»

Amar Boumilat, entraîneur assistant du FC Sion

Adjoint de Jean-Michel Aeby sur le banc d’Yverdon-Sport jusqu’au printemps, notre interlocuteur vient de boucler une saison riche en émotion. «Je fais une promotion en Challenge League et un maintien en Super League, c’est assez rare…»

Après une pause bien méritée, comment envisage-t-il la suite? «L’objectif est de vivre une prochaine saison correcte sans viser des choses impossibles aujourd’hui.» Amar Boumilat, qui sait que rien n’arrive fortuitement, conclut par une vérité: «Pour faire du football de haut niveau, il faut des joueurs de haut niveau…»

À Tourbillon, il y en a. Reste à savoir dans quelle proportion…



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