«Dieselgate»  – Peugeot, Citroën et Mitsubishi sous enquête en Allemagne 
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«Dieselgate» Peugeot, Citroën et Mitsubishi sous enquête en Allemagne

La justice allemande a ouvert une enquête visant le constructeur automobile Stellantis, dans le cadre du «dieselgate» lié à des moteurs diesel utilisés par trois de ses marques.

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Le groupe Stellantis est né de la fusion entre PSA (Peugeot, Citroën) et Fiat-Chrysler. 

Le groupe Stellantis est né de la fusion entre PSA (Peugeot, Citroën) et Fiat-Chrysler.

REUTERS

«Une enquête est en cours, visant des personnes non identifiées de l’ancien groupe PSA», a indiqué une porte-parole du parquet de Francfort à l’AFP. Le constructeur français PSA (Peugeot Citroën) est devenu Stellantis après sa fusion avec le groupe Fiat-Chrysler. «L’enquête est liée à des moteurs utilisés dans des voitures SUV» des marques Peugeot, Citroën et Mitsubishi, a-t-elle ajouté, sans davantage de détails.

«Dieselgate»

Le tentaculaire scandale du «dieselgate» a éclaté en 2015, quand Volkswagen a admis avoir trafiqué 11 millions de ses voitures diesel pour masquer le niveau réel de leurs émissions les plus toxiques. Les révélations des autorités environnementales américaines sont rapidement devenues une vaste affaire de fraude qui a éclaboussé tout le secteur automobile. En Allemagne, des perquisitions ont notamment visé en 2020 Mitsubishi, qui a payé cette année une amende de 25 millions d’euros et affirme n’avoir commis «aucune fraude».

Plusieurs procédures

Plusieurs constructeurs et équipementiers sont depuis dans le viseur de la justice au-delà des frontières de l’Allemagne, où de premiers procès contre d’anciens responsables du groupe Volkswagen sont en cours. En France, Peugeot et Citroën ont été mis en examen en juin, au même titre que Renault et Fiat-Chrysler, par des juges du pôle santé publique du tribunal de Paris. La Répression des fraudes française évoquait dans un rapport en 2017 une «stratégie globale visant à fabriquer des moteurs frauduleux, puis à les commercialiser.»

Le «dieselgate» a déjà coûté plus de 30 milliards d’euros à Volkswagen, en grande partie aux États-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017.

(AFP)

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