Hockey sur glace: Philippe Bozon: «Toujours particulier d’affronter la Suisse»
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Hockey sur glacePhilippe Bozon: «Toujours particulier d’affronter la Suisse»

Le sélectionneur de l’équipe de France est bien décidé à poser des problèmes aux Helvètes ce dimanche soir (19h20) à Helsinki. Les Bleus ont d’ores et déjà atteint leur objectif, à savoir éviter la relégation au terme du Mondial.

par
Chris Geiger
(Helsinki )
Philippe Bozon espère jouer un vilain coup à l’équipe de Suisse.

Philippe Bozon espère jouer un vilain coup à l’équipe de Suisse.

AFP

Philippe Bozon et la Suisse, c’est une connexion vieille de 27 ans. En 1995, l’actuel sélectionneur de l’équipe de France avait posé son baluchon dans les vestiaires des Mélèzes. Après une saison à La Chaux-de-Fonds, le Français avait mis le cap sur Lausanne, puis sur Lugano avant de devenir une véritable légende aux Vernets. Capitaine de Ge/Servette, le Tricolore avait notamment permis aux Aigles de retrouver l’élite en 2002.

Ces riches expériences et le lot d’émotions qui va avec ont logiquement tissé un lien fort entre l’entraîneur de 55 ans et son pays d’adoption. Alors, forcément, le duel entre son équipe et le voisin helvétique, programmé ce dimanche soir (19h20) à Helsinki – à suivre en live commenté sur notre app – , a une saveur particulière pour le coach des Bleus.

«Ce sont toujours des matches sympas et motivants contre le pays où l’on a vécu durant quelques années, confirme Philippe Bozon. C’est bien évidemment toujours particulier pour nous d’affronter la Suisse.  Mais on va essayer de bien finir notre tournoi, de jouer notre jeu comme on a réussi à le faire face aux Slovaques (défaite 2-4) et aux Allemands (revers 2-3). On sait que le niveau de la Suisse est très élevé. Il va donc falloir qu’on parvienne à élever le nôtre, mais je suis persuadé que notre équipe a suffisamment de vitesse pour essayer de réussir quelque chose de bon contre la Suisse.»

En remplacement de la Russie

Focalisé sur son tournoi, le technicien haut-savoyard n’a pas de temps à accorder aux sentiments. Il faut dire que pour les Bleus, l’occasion est trop belle pour qu’elle soit galvaudée. Mi-mars, la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) avait annoncé que la France et l’Autriche remplaçaient au pied levé la Russie et la Biélorussie, suspendues à la suite de l'invasion de l'Ukraine, au Championnat du monde en Finlande.

Pour les Tricolores, l’objectif de se maintenir dans le groupe mondial A, niveau qu’ils avaient quitté en 2019 après avoir évolué dans l'élite durant onze saisons consécutives, a été atteint après seulement cinq matches. 

«On ne voulait plus revivre ce qu’il s’était passé en Slovaquie, concède Philippe Bozon, en référence à la relégation. C’est certainement la raison pour laquelle on a voulu pleinement saisir la chance qui nous a été donnée. En ce sens, l’équipe a parfaitement répondu aux attentes pour l’instant. On a tous été très motivés et revanchards pour performer lors de ce Mondial.»

Déjà deux succès

Avec cinq points au compteur, l’équipe de France a assuré mathématiquement son maintien. Ses deux victoires obtenues contre la Kazakhstan (2-1) et l’Italie (2-1 ap) lui permettent ainsi d’aborder ses deux derniers rendez-vous (de gala) contre la Suisse et le Canada totalement relâchée.  Ce qui rendra la formation emmenée par Alexandre Texier (Columbus Blue Jackets/NHL) encore plus dangereuse, bien que les débats semblent déséquilibrés.

«On va donner notre maximum, prévient le père de Tim (Lausanne) et Kevin (Ajoie). Mais il faut reconnaître que l’armada suisse est devenue de plus en plus impressionnante au fil des années. S’il manque des joueurs, ce n’est pas bien grave car la sélection helvétique arrive à trouver des remplaçants. Elle possède un réservoir suffisamment grand pour être toujours performante. La profondeur est la grande différence par rapport à la France. De notre côté, ça a été beaucoup plus difficile pour remplacer des joueurs comme Stéphane Da Costa (Avtomobilist Yekaterinburg/KHL) ou Pierre-Edouard Bellemare (Tampa Bay Lightning/NHL). Ces absences ont d’ailleurs eu, et c’est logique, des répercussions sur la position de centre.»

Reste désormais à voir si le supplément d’âme que tentera assurément d’insuffler Philippe Bozon à ses joueurs permettra de compenser ces absences majeures. 

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