TV: Philippe Leuba: «Nous ne sommes pas en face d'une nouvelle peste!»

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TVPhilippe Leuba: «Nous ne sommes pas en face d'une nouvelle peste!»

S'agissant du coronavirus, le conseiller d'Etat vaudois en charge de l'économie a dénoncé hier soir sur la RTS une «psychose généralisée entretenue par des décisions irréfléchies».

par
lematin.ch
Le conseiller d'Etat vaudois en charge de l'économie a puisé dans ses ressources pour dire toute son incompréhension face aux mesures drastiques prises dans le cadre de cette épidémie.

Le conseiller d'Etat vaudois en charge de l'économie a puisé dans ses ressources pour dire toute son incompréhension face aux mesures drastiques prises dans le cadre de cette épidémie.

RTS

«On est en train de déclencher une crise économique de manière irréfléchie!» Hier soir, à l' heure du «19:30» sur la RTS, on le sentait chaud-bouillant, comme on dit. Invité à s'exprimer sur l'évolution des mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus en Suisse, le conseiller d'Etat Philippe Leuba était quasi hors de lui: «On diffuse une peur panique. On voit cette dérive, on fait fi du bon sens, on annule à tour de bras telle ou telle manifestation sans mesurer les origines du mal et les conséquences que cela peut avoir sur la société.»

«On en guérit en 4 ou 5 jours»

A la question du présentateur sur la responsabilité des autorités fédérales qui auraient surréagi, il a botté en touche: «Il règne un flou artistique préjudiciable, incompris par les gens comme vous et moi.» Précisant ensuite, qu'il avait passé deux heures dans la journée avec le médecin cantonal vaudois à discuter du problème, il a estimé qu'il fallait protéger la population à risque, mais: «Pour la population qui n'est pas à risque, on guérit du coronavirus en 4 à 5 jours à travers une prise de Dafalgan, comme n'importe quelle grippe.»

Un vent de panique

S'il dit faire confiance à l'Office fédéral de la santé publique, le chef de l'Economie vaudoise constate: «Nous ne sommes pas face à une nouvelle peste noire comme celle qui a sévit en 1347 en Europe... On génère un vent de panique global qui ne repose sur strictement rien». Après avoir évoqué, enfin, le cas d'un restaurateur qui a vu un couple annuler sa réservation à cause de l'épidémie, Philippe Leuba a eu cette formule en guise de conclusion: «C'est une psychose généralisée entretenue par des décisions irréfléchies».

E.F.

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