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Hockey sur glacePicard: «A Genève, les partisans sont incroyables»

Auteur de deux buts contre les Kloten Flyers, le Québécois, très apprécié par les fans des Aigles, se sent bien à Genève. Il adore jouer avec Rico Fata et se voit bien aller au bout du rêve des Grenats, qui se rendent à Rapperswil cet après-midi.

par
Christian Maillard
Alexandre Picard adore l'ambiance des Vernets.

Alexandre Picard adore l'ambiance des Vernets.

Keystone

- Alexandre Picard, vous avez dû vous armer de patience avant de vaincre votre bête noire, samedi soir. Cette formation des Kloten Flyers, même décimée par les blessures, vous a posé de gros problèmes, n'est-ce pas?

- C'est vrai, mais Kloten est vraiment une bonne équipe avec un jeune gardien (ndlr: Lukas Meili) qui sera certainement très bon dans le futur. On a éprouvé passablement de peine à percer leur défensive durant deux tiers mais lors du troisième , les Zurichois, qui avaient joué la veille, ont fini par connaître un relâchement dont a su profiter.

- Et Chris McSorley prend un bon temps mort judicieux...

- Il nous a demandé de mettre plus d'émotion dans notre jeu car c'est ainsi que l'on joue mieux, que l'on marque des buts. Chris est très fort dans l'émotion, il a un bon feeling avec le jeu. Lors de ce troisième tiers, on a fait preuve de caractère et c'est ce GE Servette-là qu'on va voir dans les séries.

- Au terme de la partie, on vous a vu célébrer vos deux buts d'une manière un peu spéciale, à la façon d'un rocker avec sa guitare. Pouvez-vous nous expliquer la signification de votre geste devant les supporters?

- C'est une vieille célébration qui se faisait dans les années 80 dans le hockey au Canada. Goran Bezina m'avait dit récemment de choisir un truc fou pour remercier les fans. Et j'ai pensé à ça tout de suite...

- Vous êtes de plus en plus populaire dans le kop de GE Servette: vous semblez apprécier cette communion avec les fans. On se trompe?

- Ici, les partisans sont vraiment incroyables. Mais partout où j'ai joué, j'ai toujours été apprécié par les fans, qui aiment mon tempérament et mon style de jeu très physique. Je suis aussi un joueur capable de marquer. Je pense que dans le public, les gens se reconnaissent à travers moi.

- Dans l'équipe aussi, vous avez trouvé votre place...

- C'est sûr. En plus, ça parle français! Chris est exigeant et j'adore ça. Dans l'équipe, l'ambiance est incroyable, le capitaine (Bezina) est incroyable, le top scorer et le goalie sont incroyables. L'alchimie qu'on a est quelque chose d'exceptionnel. Et puis j'adore jouer avec Walker et Fata. Rico qui a joué au moins 200 parties de NHL me trouve les yeux fermés dans la patinoire. Je n'ai pas besoin de lui demander la rondelle, avec lui c'est vraiment facile...

- Ce dimanche vous affrontez Rapperswil. Il s'agira de votre troisième match en cinq jours: n'est-ce pas trop pour les organismes?

- Nous sommes habitués. Il s'agira juste d'être prêts mentalement. Avec le déplacement ce n'est jamais évident. La dernière fois, Rapperswil avait livré une belle bataille contre nous. Nous devrons être déterminés pour aller chercher les trois points.

- Après deux mois difficiles, vous restez sur deux succès en ce début d'année. GE Servette est-il reparti vers les sommets?

- Dans une saison, il y a toujours des hauts et des bas, avec des blessés. C'est inévitable. Maintenant, avec le retour de Walsky, on possède quatre bonnes lignes qui peuvent bien jouer au hockey.

- Avec le retour dans dix jours de Cody Almond, votre équipe sera bien armée pour débuter les play-off...

- Si le lock-out se termine, ce qui semble être le cas, on sera l'une des meilleures équipes dans la ligue. On va perdre Yannick Weber, mais on possède une bonne équipe à la base pour aller au bout de notre rêve.

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