Genève - Pierre Maudet renonce, pour l'instant, à sa rente de 7430 francs

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GenèvePierre Maudet renonce, pour l'instant, à sa rente de 7430 francs

Le conseiller d’État n’est plus magistrat depuis hier. Il est prêt à signer pour un nouveau job et ne se sent pas l’âme d’un rentier.

par
Eric Felley
Pierre Maudet est en passe de trouver un emploi qui le gardera en contact avec l’actualité politique.

Pierre Maudet est en passe de trouver un emploi qui le gardera en contact avec l’actualité politique.

RTS

«Je suis serein, je me sens libre». Jeudi, Pierre Maudet, 43 ans, a quitté officiellement ses fonctions de conseiller d’État. Invité sur le plateau du «19:30», il a déclaré qu’une page s’était tournée sur une défaite «qui avait quand même le goût d’une victoire». Rappelons qu’il a dû s’incliner le 28 mars dernier, lors du 2e tour de l’élection complémentaire au Gouvernement genevois, face à l’écologiste Fabienne Fischer. Mais il a obtenu, tout de même, 40 000 voix dont il n’est pas peu fier.

Dorénavant, ses intentions ne sont pas de fonder un parti mais de «trouver du travail». Ce qui semblerait à bout touchant dans le domaine du numérique ou de l’intelligence artificielle, où il serait prêt à signer un contrat. C’est ainsi qu’il a annoncé renoncer à la fameuse rente qui lui avait valu une polémique en 2019. La question de cette pension à vie a été une sorte de feuilleton dans le feuilleton de ses affaires. Alors que beaucoup réclamaient sa démission, d’aucuns le soupçonnaient de s’accrocher, afin de pouvoir toucher la cagnotte à partir du 17 juin 2019.

Au début de sa huitième année

Élu le 17 juin 2012, il entamait alors sa huitième année au Conseil d’État, ce qui ouvrait le droit à la rente. Les calculs n’ont pas manqué à l’époque. Sur la base de son traitement de 250 173 francs, il pouvait toucher 89 161 francs par an ou 7430 francs par mois. Ce qui représentait 35,64% de son traitement, calculés sur le nombre d’années en fonction et sa différence d’âge par rapport à 60 ans. S’il avait pu tenir jusqu’en 2023, la rente serait montée à 125 000 francs par an.

Enfin, rien ne l’empêche de toucher cette rente et de percevoir en même temps des revenus d’une activité privée. Il renonce donc à ce droit: «J’ai toujours dit que si économiquement je pouvais vivre sans la rente, je le ferai». Alors Pierre Maudet va tenir parole, pour un certain nombre d’années. Mais il la prendra un jour, parce qu’il a «cotisé pour cela», s’est-il défendu.

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