Drogue: Pierre Palmade: «La cocaïne me gâche la vie depuis que j'ai 20 ans»
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DroguePierre Palmade: «La cocaïne me gâche la vie depuis que j'ai 20 ans»

L'humoriste se confie avec émotion sur ses problèmes d'addictions. Il tente d'y mettre un terme et revient sur sa «mauvaise rencontre» avec un jeune homme qui l'avait faussement accusé de viol.

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FDA
Pierre Palmade avait été accusé faussement de viol, début avril.

Pierre Palmade avait été accusé faussement de viol, début avril.

FRANCOIS GUILLOT / AFP

Pierre Palmade se confie. Sur tout, sans tabou. L'humoriste de 51 ans parle dans «Le Parisien» de sa carrière, de son homosexualité, mais aussi de ses addictions qui l'ont mené jusqu'en garde à vue il y a quelques semaines.

«Un soir, je fais la tournée des bars gays pour trouver un partenaire. Je rencontre quelqu’un d’accord pour rentrer avec moi. On boit, on prend de la cocaïne, on couche ensemble de manière très amusante. Puis on commence à s’embrouiller, à se parler mal. Il ne veut pas partir, veut me revoir, je n’en ai pas envie. Il menace de me détruire en disant que je l’ai drogué et violé», explique-t-il.

Après deux heures de garde à vue, le jeune homme finit par avouer qu'il a menti. Mais c'est trop tard. La presse a déjà entendu parler de l'affaire et Pierre Palmade fait les gros titres des médias. «Ça m’a traumatisé… Me retrouver dans une histoire comme ça… Je crois que j’en veux davantage à la coke qu’au type, c’est elle qui nous a mis dans cet état-là. Elle me gâche la vie depuis l’âge de 20 ans», dit-il.

«Avec l’alcool et la drogue, j’ai eu la liberté d’être homo»

Au fil de l'interview, le Bordelais explique les raisons qui l'ont poussé à se droguer les première fois. «À jeun je voulais être hétéro à tout prix. Avec l’alcool et la drogue, j’ai eu la liberté d’être homo, je ne me jugeais plus, m’éclatais. J’ai cru que c’était un médicament, alors que c’était un poison. Je veux en parler comme d’une maladie, pas d’une désinvolture. Quand on est dépendant à la cocaïne, on est piégé, comme avec l’alcool ou le sexe… J’étais dépendant aux trois, ça a gâché ma vie privée.»

Piégé dans cette spirale infernale, il n'a réalisé qu'à 40 ans qu'il n'était plus un épicurien, mais un alcoolique cocaïnomane. «Depuis un an je prends véritablement les choses en main et fais tout pour arrêter cette saloperie de cocaïne. La toxicomanie est une maladie, illégale en plus, c’est difficile d’en parler. Je le fais là, ensuite je redeviendrai discret, je veux qu’on parle de moi comme artiste, pas seulement comme mec à problèmes…»

L'artiste vient de sortir une autobiographie «Dites à mon père que je suis célèbre» dans laquelle il revient sur tous ces sujets sensibles et continue le théâtre avec la troupe Palmade et filmera la suite du «Grand restaurant» pour France 2.

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