Pionnier de la «Blaxploitation», le père de l'acteur Mario Van Peebles est décédé
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CinémaMelvin Van Peebles, pionnier de la «Blaxploitation», s’éteint à 89 ans

L’auteur et cinéaste américain, qui a inspiré toute une génération de réalisateurs noirs et engagés, est mort dans la nuit de mardi à mercredi aux États-Unis, a annoncé son fils.

Melvin Van Peebles, photographié ici au Festival de Deauville en 2012, source d’inspiration de toute une génération de cinéastes noirs américains, est mort dans la nuit de mardi à mercredi. Il avait 89 ans.

Melvin Van Peebles, photographié ici au Festival de Deauville en 2012, source d’inspiration de toute une génération de cinéastes noirs américains, est mort dans la nuit de mardi à mercredi. Il avait 89 ans.

AFP

L’écrivain et réalisateur américain Melvin Van Peebles, pionnier de la «Blaxploitation», dont le film avant-gardiste «Sweet Sweetback’s Baadasssss Song» a inspiré les jeunes générations de cinéastes noirs, est décédé à l’âge de 89 ans.

«Nous avons la tristesse d’annoncer le décès d’un géant du cinéma américain, Melvin Van Peebles, qui est mort la nuit dernière (la nuit de mardi à mercredi), chez lui avec sa famille, à l’âge de 89 ans», ont annoncé son fils, l’acteur Mario Van Peebles, et l’entreprise de distribution de films Criterion Collection, dans un communiqué. «Au cours d’une carrière unique, M. Van Peebles a laissé une trace indélébile dans le paysage culturel mondial. Il nous manquera profondément».

«Sweet Sweetback’s Baadasssss Song», sorti en 1971, est un film à petit budget sur un homme se produisant dans des spectacles pornographiques qui tue deux policiers racistes parce qu’ils passaient à tabac un militant des Black Panthers.

Avec cette œuvre innovante sur le fond comme sur la forme, Melvin Van Peebles a inauguré l’ère de la «Blaxploitation» et a inspiré nombre de réalisateurs plus jeunes, comme Spike Lee et Barry Jenkins. Tous deux lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux.

«Je ne savais même pas que j’avais un héritage», avait confié Melvin Van Peebles au «New York Times» en 2010. «Je fais ce que j’ai envie de faire.»

«Sweet Sweetback», qu’il a écrit, réalisé et financé, et dont il tient le rôle principal, était sorti dans seulement deux cinémas mais grâce au bouche-à-oreille, il a fini par rapporter 10 millions de dollars, en faisant le film indépendant le plus rentable de l’histoire à l’époque, selon le «Hollywood Reporter».

(AFP)

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