Genève: Pipi amendé: c'est la consternation
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GenèvePipi amendé: c'est la consternation

La bûche infligée à une septuagénaire pour trois gouttes sur un trottoir suscite un tollé. Mais la Ville confirme l’interdiction. Quel choix reste-t-il aux propriétaires de chiens?

par
Pascale Bieri
C’est à côté de la gare Cornavin qu’Agnès a écopé de 350 francs d’amende et d’émoluments pour le petit pipi de «Michka».

C’est à côté de la gare Cornavin qu’Agnès a écopé de 350 francs d’amende et d’émoluments pour le petit pipi de «Michka».

Maxime Schmid

Hallucinant, consternant, ubuesque… Et on en passe. L’amende de 350 fr. infligée par un agent de la police municipale genevoise à une septuagénaire pour le pipi que son caniche a eu l’outrecuidance de faire sur un trottoir (lire «Le Matin» d’hier) suscite une avalanche de réactions d’indignation et d’incompréhension. «Si on était un 1er avril, j’aurais cru à un gag! Je ne sais pas où on va», soupire l’avocat Jacques Barillon, en soulignant: «Le principe est qu’on ne doit pas souiller l’espace public. Ensuite, c’est une question de bon sens: si amender un chien qui se trouve sur une pelouse, où il y a un panneau d’interdiction, et a fortiori s’il urine dessus, est bien compréhensible, c’est totalement disproportionné et grotesque dans ce cas-là.»

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