Vaud: Piqûre de GHB en soirée: aucune substance n’a été retrouvée

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VaudPiqûre de GHB en soirée: aucune substance n’a été retrouvée

Les analyses effectuées jusqu’ici n’ont rien donné. Mais, en cas de doute, mieux vaut consulter un médecin et déposer plainte. 

Les piqûres peuvent aussi être source d’infection.

Les piqûres peuvent aussi être source d’infection.

AFP

Ces derniers week-ends, les services d’urgences du canton de Vaud ont accueilli quelques personnes présentant des traces visibles compatibles avec des piqûres et craignant d’avoir été intoxiquées par une injection de GHB. Elles ont généralement décrit des symptômes non spécifiques, tels que malaise, chaleur, fatigue ou vertiges, voire aucun symptôme. Pour la dizaine de cas annoncés au cours des trois derniers mois, les analyses toxicologiques n’ont relevé aucune trace de substance particulière injectée.

En revanche les piqûres au moyen d’une aiguille ou de tout autre objet pointu, non stérile, peuvent être source d’infection. Il est donc recommandé dans tous les cas aux personnes qui ressentent une sensation de malaise, ou qui pensent avoir été piquées, de se rendre dans un service d’urgence ou dans une permanence. De plus, un service médico-sanitaire de proximité sera organisé dans les festivals réunissant plusieurs milliers de personnes. La police cantonale recommande également de déposer une plainte pénale, toute personne suspectée de s’adonner à ces agissements pouvant, en fonction des faits établis, faire l’objet d’une procédure judiciaire.

Difficile à faire au milieu de la foule

Les premiers témoignages de personnes craignant d’avoir été victimes d’une intoxication au GHB, après avoir été piquées à leur insu, proviennent de Grande-Bretagne et de France. Là-bas non plus, les rapports médicaux n’ont fait état d’aucune preuve d’injection de substance. Dans les faits, une injection par seringue demande de la dextérité et du temps. Cela rend le geste difficile à réaliser au milieu d’une foule, en particulier pour injecter une quantité suffisante de drogue, quelle qu’elle soit, pour impacter la santé. Il paraît dès lors peu plausible que des substances puissent être injectées par cette voie sans alerter instantanément la victime potentielle.

(XFZ/Comm.)

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