11.08.2020 à 07:34

CoronavirusPire chute en 11 ans du nombre d’employés au Royaume-Uni

Près de 730’000 personnes supplémentaires se sont retrouvées sans emploi au Royaume-Uni entre mars et juillet, notamment en raison de la crise du Covid-19.

Les travailleurs les plus jeunes ou les plus âgés ont été les plus touchés par la perte d’un travail rémunéré à cause de la pandémie du coronavirus.

Les travailleurs les plus jeunes ou les plus âgés ont été les plus touchés par la perte d’un travail rémunéré à cause de la pandémie du coronavirus.

KEYSTONE

Le nombre de personnes employées au Royaume-Uni a chuté de 730’000 entre mars et juillet, sa pire dégringolade depuis la crise financière de 2009, tandis que la pauvreté et la précarité progressent à cause de la pandémie, indique mardi l’Office national des statistiques (ONS).

Le taux de chômage se maintient en revanche à 3,9% pour la période d’avril à juin, proche de ses plus bas en 45 ans, car plus de 7,5 millions de personnes avaient été placées en chômage technique en juin, pour bénéficier des aides gouvernementales au maintien de l’emploi.

Elles sont donc encore théoriquement employées même si elles ne travaillent pas. Le nombre de personnes au chômage technique a grimpé depuis à plus de 9,3 millions de personnes, avait indiqué mi-juillet le gouvernement.

L’ONS précise que les travailleurs les plus jeunes ou les plus âgés ainsi que ceux qui exercent une activité manuelle, ont été les plus touchés par la perte d’un travail rémunéré à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.

Aucune rémunération

Parmi les personnes qui ne travaillaient pas en juin à cause de la maladie Covid-19, 300’000 ne recevaient aucune rémunération, et début juillet, 2,7 millions de personnes étaient inscrites pour recevoir des indemnités de chômage ou de bas revenus («claimant count»), un chiffre qui a plus que doublé depuis mars.

Ces données augurent d’un bond de la pauvreté au Royaume-Uni, d’autant que le niveau des salaires a nettement baissé depuis mars (-1,2% sur un an), selon l’ONS.

L’organisme signale également que la précarité augmente, avec un nombre «record» de contrats «zéro heures», sans garantie de minimum horaire et avec peu ou pas de protection sociale. Il atteignait plus d’un million pour les trois mois terminés en juin, soit une envolée de 17% sur un an.

Toute petite lueur dans ce tableau morose: les offres d’emploi ont rebondi de 10% à 370’000 pour la période de mai à juillet après leur record de faiblesse entre avril et juin.

(AFP/NXP)

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