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DramePistorius et son agence de communication coupent les ponts

Le champion handisport sud-africain, accusé de l'assassinat de sa petite amie, et l'agence de relations publiques qui supervisait la communication familiale mettent un terme à leur collaboration d'un commun accord.

Oscar Pistorius est accusé d'avoir tué sa petite amie

Oscar Pistorius est accusé d'avoir tué sa petite amie

AFP

Vuma Corporate Reputation Management travaille toujours avec les Pistorius, mais va bientôt les laisser gérer eux-mêmes leurs relations avec les médias, a expliqué sa directrice Janine Hills.

Elle se retirera «dès que la famille sera assez forte (...) et quand nous estimerons qu'il n'y aura plus de problème avec les médias», a-t-elle ajouté, sans préciser exactement quand.

Sa société avait été engagée «pour deux ou trois semaines» afin de gérer l'extraordinaire intérêt suscité chez les médias, tant sud-africains qu'étrangers, quand le coureur paralympique et olympique a été accusé d'avoir tué son amie Reeva Steenkamp le 14 février chez lui à Pretoria, aux premières heures de la Saint-Valentin.

«La famille n'était tout simplement pas assez forte. (...) La famille ne pouvait pas parler aux médias», a expliqué Janine Hills, relevant que ses collaborateurs ont dû gérer jusqu'à 500 appels téléphoniques et 2000 e-mails par jour.

Vuma Corporate Reputation Management s'est également occupée de la transformation du site internet d'Oscar Pistorius, qui a été consacré à l'affaire, avec communiqués de presse et témoignages de soutien.

Oscar Pistorius a été libéré sous caution le 22 février, en attendant son procès. Alors que le Parquet pense qu'il y a eu un «meurtre prémédité», l'athlète plaide la thèse de l'accident, expliquant avoir tiré sur son amie en croyant qu'il s'agissait d'un cambrioleur.

Janine Hills a démenti que la fin de sa collaboration avec les Pistorius soit liée à un raté de communication. La famille s'était désolidarisée mardi d'Henke Pistorius, le père d'Oscar, qui avait déclaré à un journal britannique que les Blancs avaient besoin d'armes à feu pour se protéger en Afrique du Sud car le gouvernement n'assurait pas leur sécurité.

Le reste de la famille s'était désolidarisé de cette déclaration qui a fait vivement réagir le gouvernement et l'ANC, le parti au pouvoir.

(AFP)

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