07.11.2020 à 04:41

JusticePlaidoiries finales des avocats de Gilbert Rozon au Canada

Jugé pour viol et attentat à la pudeur à Montréal, Gilbert Rozon a déjà nié tous les faits qui lui sont reprochés et a plaidé non coupable.

Gilbert Rozon à son arrivée au tribunal de Montréal, vendredi 6 novembre 2020.

Gilbert Rozon à son arrivée au tribunal de Montréal, vendredi 6 novembre 2020.

KEYSTONE

Les avocats de l’ex-producteur québécois Gilbert Rozon ont tenté vendredi de mettre en doute la fiabilité du témoignage de la plaignante lors de leurs plaidoiries. Le dirigeant déchu du groupe «Juste pour rire» est jugé pour viol et attentat à la pudeur à Montréal, au Canada.

La journée de vendredi devait initialement être la dernière de ce procès, avant que la juge ne mette son verdict en délibéré. Mais l’accusation n’a pas eu le temps de plaider et une nouvelle audience est prévue le 19 novembre, a annoncé en fin d’après-midi la juge.

Gilbert Rozon avait été inculpé en décembre 2018 pour des faits qui se seraient produits en 1980, impliquant une victime, dont l’identité est protégée par une décision de justice. L’ancien juré de l’émission «La France a un incroyable talent» nie tous les faits qui lui sont reprochés et a plaidé non coupable.

«Pas un indice de fiabilité»

«Un témoin peut être convaincant, mais ce n’est pas un indice de fiabilité», a déclaré vendredi lors de sa plaidoirie finale une avocate de Gilbert Rozon. Selon la défense, il serait «dangereux» de déclarer l’accusé coupable en se fondant sur le seul témoignage de la victime, qui serait «teinté par le désir de faire payer Gilbert Rozon» dans la foulée du mouvement #MeToo.

La plaignante a été dépeinte comme une femme «n’ayant pas froid aux yeux». La défense a souligné toute la journée ses «trous de mémoire» et les «incohérences» présumées de certaines déclarations, qui selon les avocats de Gilbert Rozon doivent entraîner l’acquittement de leur client «au bénéfice du doute».

Lors de précédentes audiences en octobre, l’ex-producteur avait affirmé que c’est la plaignante qui lui avait «imposé» un rapport sexuel dans une résidence au nord de Montréal en 1980 en venant le rejoindre dans son lit. Il a reconnu qu’il avait été «consentant». La victime présumée avait offert une version diamétralement opposée des faits. Elle soutient que Gilbert Rozon avait d’abord tenté de l’embrasser avant de la violer quelques heures plus tard, alors qu’elle dormait seule dans une chambre.

(ATS/NXP)

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