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Action pendant le matchPlainte contre Greenpeace et procédure contre le FC Bâle

Une plainte pénale pour violation de domicile a été déposée après l'action spectaculaire de Greenpeace mardi soir au stade St-Jacques à Bâle.

Au total, 17 activistes de Greenpeace ont été arrêtés par le service de sécurité du stade après l'action du mouvement écologiste peu après le début du match Bâle-Schalke.

Au total, 17 activistes de Greenpeace ont été arrêtés par le service de sécurité du stade après l'action du mouvement écologiste peu après le début du match Bâle-Schalke.

Keystone

Basel United, la société qui gère le stade du FC Bâle, a indiqué mercredi qu'elle a déposé plainte auprès du Ministère public de Bâle-Ville, après l'action spectaculaire de Greenpeace mardi soir durant le match Bâle-Schalke.

Le football a été utilisé abusivement comme plate-forme pour exprimer des opinions politiques, a déploré devant la presse le président du FCB Bernhard Heusler.

FC Bâle aussi visé

Le club est lui aussi sur la sellette, l'UEFA ayant ouvert parallèlement une enquête disciplinaire contre lui. Les sanctions peuvent aller de l'avertissement à une amende en passant par un match à huis clos. Bernard Heusler espère éviter une sanction financière. Mais si le club devait passer à la caisse, il se retournerait contre Greenpeace.

C'est la première fois qu'un tel événement se produit. Le président se pose la question de savoir jusqu'où va la responsabilité d'un club s'agissant de la sécurité. Il se demande ce qu'il serait advenu si les activistes étaient arrivés avec un hélicoptère.

Les responsables du FCB et de Basel United se refusent à parler d'une lacune en matière de sécurité. Le toit du stade a été contrôlé trois heures avant le début du match. La police doit encore déterminer comment les militants de Greenpeace ont pu s'installer sur le toit.

La police a été informée par téléphone cinq minutes avant le début du match que Greenpeace préparait une opération. Les responsables du stade ont immédiatement été informés. Les services de sécurité étaient prêts. Après leur action, les activistes de Greenpeace se sont montrés coopératifs et ont suivi toutes les consignes des hommes de la sécurité. Au total, 17 militants ont été arrêtés, avant d'être relâchés.

En combinaison orange

Au début de la rencontre, quatre personnes vêtues de combinaisons orange sont descendues du toit du stade en rappel et ont déployé une grande banderole hostile à Gazprom, sponsor de la Ligue des Champions et de l'équipe de Schalke, où l'on pouvait lire «Don't foul the Arctic» (N'abîmez pas l'Arctique).

Cette opération intervient quelques jours après l'arraisonnement d'un navire de Greenpeace par les autorités russes. Une trentaine de militants, dont un Suisse, ont été placés en détention provisoire après avoir tenté d'aborder une plate-forme pétrolière de Gazprom pour dénoncer ses projets de forage dans le cercle polaire.

(ats)

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