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PressePlainte de Christian Lüscher contre «Le Temps» en partie admise

Le conseiller national genevois avait déposé plainte auprès du Conseil suisse de la presse pour un article datant de 2013 le mettant en cause.

Il considère que le titre de l'article viole l'obligation de rechercher la vérité.

Il considère que le titre de l'article viole l'obligation de rechercher la vérité.

Keystone

Le Conseil suisse de la presse (CSP) admet partiellement une plainte de Christian Lüscher contre Le Temps. Il estime, dans une prise de position publiée vendredi, que le journal a contrevenu à la recherche de la vérité en ne nuançant pas un titre hyperbolique dans le chapeau ou le début de l'article.

Le conseiller national PLR genevois Christian Lüscher a déposé plainte auprès du CSP après la parution d'un article dans Le Temps du 21 décembre 2013. Celui-ci rapporte l'expérience d'un acheteur intéressé à un appartement mis en vente via le site internet d'une agence immobilière genevoise. Il se voit détailler des conditions de vente qu'il juge problématiques et s'en ouvre au quotidien.

Le nom du propriétaire de l'appartement, le conseiller national PLR Christian Lüscher, est indiqué dans le titre de l'article. Ce dernier présente la version de l'acheteur potentiel, puis la réponse de Christian Lüscher et du propriétaire de la régie gérant l'offre.

Titraille en contradiction

Dans sa plainte, le conseiller national considère que le titre de l'article («Christian Lüscher ruse avec les lois sur le logement») viole l'obligation de rechercher la vérité et que l'ensemble de la titraille est en contradiction avec le corps de l'article.

Sur ces deux points, le Conseil suisse de la presse lui donne raison. Il considère que le processus d'hyperbole utilisé dans le titre - défendu par le journal au nom de son droit à l'appréciation - n'est justifiable que s'il est rapidement nuancé dans la suite du texte. Ce qui n'est pas le cas en l'occurrence.

En outre, le chapeau ne restitue pas exactement les faits traités ensuite dans le corps de l'article. Le principe de recherche de la vérité n'a donc pas été entièrement respecté. Pour le reste, le CSP juge que les accusations portées contre le journal (dénaturation et accusation anonyme) étaient infondées.

(ats)

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