Matériel ferroviaire: «Plan B» examiné pour remplacer Bombardier

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Matériel ferroviaire«Plan B» examiné pour remplacer Bombardier

Ls CFF ont étudié un scénario alternatif pour passer commande à un autre fournisseur suite aux retards enregistrés par le fabricant canadien.

Vendredi, Bombardier a annoncé qu'il allait supprimer au maximum 167 emplois fixes en Suisse d'ici la fin 2018.

Vendredi, Bombardier a annoncé qu'il allait supprimer au maximum 167 emplois fixes en Suisse d'ici la fin 2018.

Face à l'important retard enregistré par le fabricant canadien Bombardier pour livrer les trains commandés par les CFF, l'ex-régie fédérale a examiné un scénario alternatif pour éventuellement passer commande à un autre fournisseur. Il n'est pas du tout inhabituel que la compagnie procède de la sorte.

«Dans une gestion rigoureuse, il appartient à une entreprise de planifier différents scénarios afin de pouvoir réagir aux imprévus», a dit à l'ats Donatella del Vecchio, porte-parole des CFF, confirmant une information du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung. Cette manière d'agir a d'ailleurs déjà été appliquée lors d'autres acquisitions de matériel, a précisé Mme del Vecchio.

La porte-parole n'a pas précisé à quel moment ce scénario d'un «plan B» aurait été envisagé. Il s'agit plutôt d'un processus global qui intervient tout au long de la procédure. Selon les informations des deux journaux, c'est l'entreprise Stadler Rail qui aurait effectué l'étude de faisabilité pour établir s'il était possible de confier la commande à un autre fabricant. La société thurgovienne aurait alors proposé un de ses modèles de trains comme solution. Donatella del Vecchio n'a pas voulu confirmer ces informations.

Pour mémoire, Bombardier avait décroché en 2010 le «contrat du siècle» à près de deux milliards de francs avec les CFF. Son offre avait été préférée à celle de Stadler Rail et de Siemens Suisse. Les premières rames devraient être prêtes d'ici la fin de l'année, avec quatre ans de retard.

Vendredi, Bombardier a annoncé qu'il allait supprimer au maximum 167 emplois fixes en Suisse d'ici la fin 2018. Cette année, le fabricant canadien de matériel ferroviaire en biffera dix sur son site de Villeneuve et 31 sur celui de Zurich.

(ats)

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