Actualisé 09.10.2015 à 05:25

FIFAPlatini frôle le «hors-jeu» pour la presse française

Le chouchou des Français a été suspendu 90 jours par la commission d'éthique de la FIFA. Un coup dur pour le candidat favori à la présidence.

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L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

L'ex-président de l'UEFA a décidé de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, après sa condamnation à quatre ans de suspension pour avoir reçu deux millions de francs de Sepp Blatter, à l'époque président de la Fifa. (Mercredi 24 janvier 2018)

Keystone
«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

«J'ai toujours fait mon job de la meilleure manière possible», a déclaré Jérôme Valcke devant les juges du Tribunal arbitral du sport de Lausanne. (Mercredi 11 octobre 2017)

AFP
Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra  mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans.  (Mardi 10 octobre 2017)

Jérome Valcke, ancien secrétaire général de la FIFA,se rendra mercredi à Lausanne pour contester devant le Tribunal arbitral du sport sa suspension de dix ans. (Mardi 10 octobre 2017)

AFP

Michel Platini «s'en remettra-t-il ?» La question tourmente la presse française vendredi après la suspension de 90 jours infligée par la commission d'éthique de la FIFA à l'ancien capitaine des Bleus qui aspire à présider la football mondial.

>> FIFA: Sepp Blatter fait recours contre sa suspension

«Ce héros du ballon rond, légende de l'équipe de France, à qui tout réussissait (...) est aujourd'hui aspiré dans une spirale infernale, propre à ternir durablement son image», estime Cyrille Haddouche du Figaroau lendemain de la suspension conjointe de Michel Platini, patron de l'UEFA, et de Sepp Blatter, celui de la FIFA.

Alors, «Platini va-t-il tout perdre ?» «Bientôt hors jeu ?» dans la course à la présidence de la FIFA: à l'unisson de L'Equipe et du Figaro, la presse s'interroge.

«Pourquoi avoir accepté les 1,8 million d'euros?»

Le Parisien/Aujourd'hui en France semble avoir tranché en brandissant en Une un «carton rouge» à la face de Michel Platini. Dans son éditorial, Frédéric Vézard ne ménage pas l'ancien numéro dix en résumant l'affaire par cette «question essentielle : pourquoi, en février 2011, Michel Platini a-t-il accepté, sans aucune justification convaincante, 1,8 million d'euros des mains de son ennemi Sepp Blatter ?»

Pour l'éditorialiste du Parisien, «au pire, il a fauté par cupidité, au mieux par naïveté. Quelle que soit la réponse, il n'est déjà plus le dirigeant exemplaire dont le football mondial a tant besoin».

«La FIFA est une tueuse en série»

Le site du magazine spécialisé So Foot (sofoot.com) explique certes que «Platoche pourrait tout de même se présenter» car «c'est à la commission électorale de la FIFA de décider si oui ou non, l'ancien 10 des Bleus pourra concourir à la tête de l'institution. Cependant, l'image du boss de l'UEFA, elle, prend un sacré coup».

Pour France Football, «malgré une ligne de défense offensive, Platini a perdu une grande partie de son crédit». «La FIFA est une tueuse en série. Elle fait tomber ses têtes couronnées les unes après les autres avec un sang-froid et une minutie qui relèvent de la préméditation», commente Eric Champel sur francefootball.fr.

La presse replace en effet cette double suspension dans le contexte de la guerre sans merci que se livrent depuis des mois les dirigeants d'un foot mondial désormais en plein chaos. C'est «règlement de comptes à OK FIFA », s'amuse Michel Bassi dans L'Eclair des Pyrénées.

«Coup bas signé Blatter»

Pour L'Alsace, Michel Platini a pris «un vilain tacle par derrière», Libérationse faisant même accusateur face à un «coup bas signé Blatter».

«Ce qui se cache derrière le rideau, c'est l'histoire d'un Platini que Blatter, qui a juré sa perte, aura mené à l'abattoir avec une maestria et une science du timing exceptionnelle», analyse Grégory Schneider dans Libé.

«Si Sepp Blatter avait voulu entraîner son successeur potentiel dans sa chute, les choses ne se seraient pas déroulées autrement...» acquiesce Philippe Bertrand dans Les Echos.

«Tombe avec moi» fait dire L'Equipeà Sepp Blatter qui tient par la taille Michel Platini dans une photo de Une lourde de menace.

Ce que résume d'un trait acéré le dessinateur Chaunu dans L'Union, croquant Michel Platini suspendu à une branche au-dessus du vide avec Sepp Blatter accroché à ses crampons assurant : «moi je ne te lâcherai pas!»

(AFP)

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