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Criminalité économiquePlus d'une entreprise suisse sur trois victime de fraudeurs

La part des entreprises qui déclarent avoir subi une fraude a gonflé à 37%, contre 18% en 2011, révèle la nouvelle enquête sur la criminalité économique publiée mercredi.

La criminalité en col blanc s'est amplifiée en Suisse

La criminalité en col blanc s'est amplifiée en Suisse

DR-PHOTO D'ILLUSTRATION

La criminalité économique s'est amplifiée en Suisse et plus d'une entreprise suisse sur trois en a été victime au cours des deux dernières années, selon une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC).

Face aux fraudeurs internes, les employeurs ont quant à eux nettement serré la vis.

La part des entreprises qui déclarent avoir subi une fraude a gonflé à 37%, contre 18% en 2011, révèle la nouvelle enquête sur la criminalité économique de PwC publiée mercredi. Il faut remonter aux années 2005 et 2007 pour retrouver de tels niveaux.

Mais les firmes sont aujourd'hui davantage disposées à sanctionner durement ce type de délinquance, selon le sondage. Désormais, le collaborateur coupable sera licencié dans 82% des cas, contre seulement 60% voici deux ans et des procédures civiles seront engagées dans 59% des cas.

En comparaison internationale, les entreprises helvétiques sont donc plus sévères. L'enquête au niveau global montre en effet que 79% des firmes ont renvoyé le coupable et que seules 44% ont saisi la justice.

Tolérance zéro

En matière de surveillance, 35% de délits sont détectés grâce aux contrôles internes. L«ancrage dans la culture d«entreprise du principe de «tolérance zéro» semble cependant encore plus efficace, puisqu'il a permis d'identifier 36% de cas supplémentaires, selon PwC.

Par type de malversation, l'abus de confiance figure en tête, avec près de deux cas sur trois recensés au cours des deux dernières années en Suisse. La cybercriminalité, elle, a touché plus du quart des sondés, mais les deux tiers estiment que le risque a augmenté.

Seules 3% des organisations suisses affectées ont eu affaire à des cas de corruption, un taux très faible comparé aux 27% à l'échelle globale. Néanmoins, plus d'un répondant sur 10 dans le pays s'attend à être confronté à un tel épisode dans les deux ans à venir.

(ats)

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