Faune - Plus de 135’000 oiseaux de jardin dénombrés en cinq jours
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FaunePlus de 135’000 oiseaux de jardin dénombrés en cinq jours

L’action «Oiseaux de nos jardins» a connu un grand succès: plus de 4500 participants ont observé 136’242 oiseaux de 163 espèces depuis leur jardin, leur balcon ou dans un parc.

Cette année, l’oiseau le plus observé est le moineau domestique, reconnu dans plus des trois quarts des jardins.

Cette année, l’oiseau le plus observé est le moineau domestique, reconnu dans plus des trois quarts des jardins.

Philipp Rassel/Pixabay

Entre mercredi 5 et dimanche 9 mai, les oiseaux des jardins ont été observés dans toute la Suisse, dans le cadre de l’action «Oiseaux de nos jardins», organisée par BirdLife. Pour être précis, 4523 personnes - dont des politiciennes comme Céline Vara, conseillère aux États (NE), et Carmen Tanner, cosyndique d’Yverdon-les-Bains (VD)-, familles et classes décole ont participé à l’opération, qui a permis de compter 136’242 oiseaux de 163 espèces. De nombreux élèves ont ainsi appris à connaître les oiseaux dans leur environnement scolaire.

Pour BirdLife, il est «évident que les jardins naturels accueillent un plus grand nombre despèces que ceux composés de plantes exotiques et de pelouses uniformes». Alors que les jardins diversifiés abritent en moyenne 11,4 espèces, les jardins peu naturels n’en hébergent que 7,2.

Le moineau à la première place

De nombreuses espèces doiseaux typiques des zones urbaines nont ainsi été observées que dans une petite proportion de jardins, cette année, dont le verdier d’Europe (17% des jardins), le serin cini (10%), le chardonneret élégant (19%) et lhirondelle de fenêtre (20%). Néanmoins, l’action révèle que les jardins et les parcs publics peuvent parfois «abriter davantage d’oiseaux que nos campagnes vouées à lexploitation intensive et, en partie, devenues hostiles pour l’avifaune».

L’oiseau le plus répandu, cette année, est le moineau domestique, observé dans 76% des jardins. En deuxième position, on retrouve le merle et la corneille noire (74% chacun), suivis par la mésange charbonnière (69%) et la pie bavarde (62%).

En chiffres absolus, cite le communiqué, «les participants et participantes ont compté 26’474 moineaux domestiques, 11’140 corneilles noires et 1209 martinets noirs».

Mésanges plus discrètes

Depuis 2014, on constate que la grande majorité des espèces sont de moins en moins visibles dans les jardins. Les chiffres dobservation du merle (autrefois vu dans environ 90% des jardins, contre 74% de nos jours) ou du verdier (autrefois 30%, seulement 17% de nos jours) ont particulièrement baissé.

On voit moins souvent la mésange charbonnière, la mésange bleue et le pinson. Toutefois, précise l’association, «ces chiffres ne sont pas représentatifs».

Arbres, fleurs, branches, murs de pierres sèches…

Pour favoriser activement la biodiversité, BirdLife préconise de «planter des arbres et des arbustes indigènes, semer des graines de prairies fleuries riches en espèces locales ou créer des petites structures telles que les tas de branches et les murs de pierres sèches». Les points d’eau sont également très précieux pour les oiseaux.

Une gestion «respectueuse des insectes» est également très importante: il faudrait absolument renoncer aux pesticides et éviter de faucher toute la prairie en une fois. Et au lieu d’utiliser la tondeuse, qui «aspire tout», il vaut mieux avoir recours à des méthodes plus traditionnelles, telles que la faux. La plupart des oiseaux sont dépendants des insectes et autres invertébrés pendant la période de reproduction.

(comm / ftr)

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