Bélarus : Plus de 400 personnes condamnées en Biélorussie
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Bélarus Plus de 400 personnes condamnées en Biélorussie

Le parquet général du pays a annoncé mercredi que plusieurs centaines de personnes avaient été condamnées, dans le cadre de la répression au Bélarus d’un large mouvement de contestation.

A Minsk, le 30 novembre 2020, les retraités biélorusses lèvent la main pour montrer la manière pacifique de leur rassemblement contre les violences policières. Depuis les élections d'août, la Biélorussie est en proie à des manifestations massives.

A Minsk, le 30 novembre 2020, les retraités biélorusses lèvent la main pour montrer la manière pacifique de leur rassemblement contre les violences policières. Depuis les élections d'août, la Biélorussie est en proie à des manifestations massives.

AFP

Plus de 400 personnes ont été condamnées dans le cadre de la répression au Bélarus d’un vaste mouvement de contestation contre le président Alexandre Loukachenko en 2020, a annoncé mercredi le parquet général du pays.

Le régime d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, a largement jugulé la mobilisation historique de ses détracteurs, née de la réélection controversée en août du chef de l’Etat.

Confronté à des manifestations réunissant des dizaines de milliers de personnes l’année passée, le pouvoir a peu à peu muselé la contestation à force d’arrestations massives marquées par des violences policières, tandis que les principaux opposants ont été emprisonnés ou forcés à l’exil.

«A ce jour, les procureurs ont envoyé aux tribunaux 468 dossiers pénaux visant 631 personnes liés à une participation à des évènements de masse non autorisés et à des actions enfreignant de manière grossière l’ordre public», a indiqué le parquet général dans un communiqué. «Plus de 400 personnes ont déjà été condamnées», précise le communiqué.

Prisonnier politique

Jusqu’ici, la peine la plus sévère infligée dans le cadre la répression de la contestation a été de 10 ans de prison, selon des défenseurs bélarusses des droits de l’Homme.

Le mois dernier, Mikita Zalatarou, 16 ans, qui souffre d’épilepsie, a été condamné à 5 ans de détention dans un établissement pénitentiaire pour mineurs pour avoir participé à des «émeutes». Le centre Viasna de défense des droits humains l’a qualifié de prisonnier politique.

La figure de l’opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, réfugiée en Lituanie, a appelé les Bélarusses à de nouvelles manifestations le 25 mars, à l’occasion de la Journée de la Liberté célébrée dans le pays en souvenir de sa déclaration de l’indépendance en 1918.

La répression au Bélarus a été condamnée par les pays occidentaux, l’UE et les Etats-Unis ayant pris des sanctions contre des proches du président bélarusse, qui, soutenu par Moscou, est resté sourd à ces pressions.

(AFP)

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