Attaques au Burkina Faso: Plus de 600 personnes fuient au Togo voisin
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Attaques au Burkina FasoPlus de 600 personnes fuient au Togo voisin

Cet exil massif de citoyens burkinabés fait suite aux attaques djihadistes qui ont frappé l’est du Burkina Faso ces derniers jours.

Des forces de police dans la capitale Ouagadougou en novembre dernier. 

Des forces de police dans la capitale Ouagadougou en novembre dernier. 

AFP

Plus de 600 Burkinabés se sont réfugiés ces derniers jours dans le nord du Togo, fuyant les attaques djihadistes perpétrées dans le sud-est du Burkina Faso, a indiqué mercredi à l’AFP, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) du Togo.

Au total 602 réfugiés burkinabés, venus de Madjoari, dans le sud-est du Burkina, ont été recensés dans la préfecture de Tône, dans l’extrême-nord du Togo, a indiqué à l’AFP le commissaire de police Aboudou Kérim Nimon, chef d’antenne de l’ANPC à Dapaong (chef-lieu de Tône).

«Ils ont fui leurs localités, laissant tout derrière eux. Il y a des enfants et des femmes enceintes», a-t-il affirmé. «Ces réfugiés sont tous accueillis dans des familles d’accueil», a précisé cette source, ajoutant que des aides alimentaires et financières leur avaient été distribuées. Parmi ces réfugiés, figure notamment l’ex-maire de Madjoari. Cette commune, située à plus d’une centaine de kilomètres de la frontière avec le Togo, et qui compte entre 15 et 20’000 habitants, est placée sous blocus par les djihadistes qui frappent l’est du Burkina.

2 millions de déplacés en 7 ans

L’armée parvient parfois à y faire parvenir des convois de ravitaillement. Mais quand ce n’est pas le cas, des habitants démunis et désespérés tentent de fuir. Le 25 mai dernier, 79 habitants de cette localité qui tentaient de la quitter ont été tués par les djihadistes, selon les autorités. Cette attaque suivait plusieurs autres enregistrées récemment à Madjoari contre des militaires et des civils.

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l’est, est depuis sept ans frappé par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui ont fait plus de 2000 morts, civils et militaires, et près de deux millions de déplacés.

Outre le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont aux prises avec des insurrections djihadistes et les États voisins comme le Bénin, le Ghana, le Togo et la Côte d’Ivoire s’inquiètent de débordements sur leur territoire. Une récente série de raids frontaliers dans ces pays situés au sud du Sahel a confirmé les craintes que des groupes djihadistes de la région cherchent à progresser vers la côte. Le gouvernement togolais a décrété lundi «l’état d’urgence sécuritaire» dans la région des Savanes, zone située dans l’extrême nord du pays ayant enregistré récemment ces deux premières attaques djihadistes.

(AFP)

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