Suisse – Plus d’un étudiant sur deux en difficulté dans ses études
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SuissePlus d’un étudiant sur deux en difficulté dans ses études

Les dernières données de l’OFS pour l’année 2019 montrent que «57% des étudiants rencontrent des difficultés dans leurs études» et qu’un sur dix songe à les abandonner.

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L’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié ce lundi le rapport principal de l’enquête 2020 sur la situation sociale et économique des étudiants suisses. Ces résultats, qui présentent la situation avant la pandémie de coronavirus, montrent que «57% des étudiants rencontrent des difficultés dans leurs études». Un tiers d’entre eux évoquent des difficultés «liées au contenu des études» et 24% des étudiants parlent d’un manque de motivation. Les aspects personnels et financiers arrivent en troisième position (17% chacun).

L’OFS relève des différences d’âge et d’origine sociale. Les étudiants de plus de 30 ans «sont moins fréquemment concernés par des difficultés liées au contenu des études, mais plus souvent par celles liées aux aspects financiers et personnels». Quant aux étudiants dont les parents n’ont pas suivi de formation post-obligatoire, ils «rencontrent toujours plus de difficultés, quelles qu’elles soient».

Impact du domaine d’études

L’enquête de l’OFS note que dans les hautes écoles universitaires (HEU), «les personnes en sciences exactes et naturelles (42%) et en médecine et pharmacie (39%) déclarent le plus souvent rencontrer des difficultés liées au contenu des études». Dans les hautes écoles spécialisées (HES) et pédagogiques (HEP), ce sont les étudiants en technique et IT (37%), en design (36%) et en chimie et sciences de la vie (35%) qui sont le plus touchés par ces mêmes difficultés.

L’OFS évoque encore une différence d’intégration sociale chez les étudiants. Dans les HEU, «en médecine et pharmacie, sciences techniques et sciences économiques, ils déclarent nettement moins souvent que la moyenne (75%) bien s’entendre avec les enseignants mais beaucoup plus souvent que la moyenne (61%) avoir des amis parmi leurs camarades d’études».

La situation est inversée pour les étudiants de sciences humaines et sociales. Ils sont «autant que la moyenne à bien s’entendre avec les enseignants, mais indiquent nettement moins souvent avoir des amis parmi leurs camarades». Les étudiants en droit, eux, «rapportent moins souvent bien s’entendre avec les enseignants et avoir des amis parmi leurs camarades». Les résultats sont très différents pour les HES et HEP, conclut l’OFS, où «quel que soit le domaine, les étudiants déclarent toujours plus souvent que la moyenne bien s’entendre avec les enseignants».

Un étudiant sur dix envisage l’abandon de ses études

L’enquête de l’OFS montre aussi que différentes catégories d’étudiants envisagent d’abandonner leurs études. Cette idée est très présente chez «les étudiants qui évaluent leur santé comme moyenne, mauvaise ou très mauvaise» (17%). Viennent ensuite les étudiants dont les parents n’ont pas suivi de formation post-obligatoire, ceux ayant des difficultés financières, ceux travaillant à plus de 80% et les plus de 35 ans. Le domaine d’étude ne joue en revanche pas de rôle significatif dans le choix d’arrêter ses études.

(comm/aze)

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