Escalade de violence - Plusieurs commandants du Hamas tués dans des frappes israéliennes
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Bande de GazaPlusieurs commandants du Hamas tués dans des frappes israéliennes

Selon un communiqué du Hamas, plusieurs de ses commandants ont trouvé la mort lors des frappes israéliennes contre la bande de Gaza.

Le mouvement islamiste armé Hamas a confirmé, mercredi après-midi, la mort de plusieurs de ses commandants dans des frappes israéliennes contre la bande de Gaza.

Dans un communiqué, le Hamas a annoncé la mort de Bassem Issa, chef de sa branche militaire pour la ville de Gaza, chef-lieu de ce territoire palestinien, et de «nombreux» autres hauts responsables militaires de l’organisation dans des frappes de l’armée israélienne.

De nombreux hauts responsables tués

La brigade Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, n’a pas nommé les autres membres de l’organisation tués dans les frappes israéliennes mais a salué dans un communiqué le «courage» des «chefs» et «des combattants» qui se sont levés pendant l’agression des forces d’occupation (nom donné par le Hamas à Israël)» contre les positions du mouvement.

Le Shin Beth, Service de renseignement intérieur israélien, avait plus tôt en après-midi annoncé la mort de Bassem Issa mais aussi de trois autres leaders de l’organisation dans des frappes contre l’enclave palestinienne de deux millions d’habitants.

Le Shin Beth a indiqué que les forces israéliennes avaient ainsi tué Jamaa Tahla, bras droit de Mohammed Deif, le numéro 1 de la branche armée du mouvement, Gamal Zabda, chef du développement des capacités technologiques du mouvement et Khazem Khatib, patron du département d’ingénierie du Hamas.

Au total, les services israéliens affirment avoir tué une «dizaine» d’autres responsables du Hamas, mais aussi des cadres du Jihad islamique, second groupe islamiste armé de la bande de Gaza, dans une série de frappes menées depuis lundi soir.

Ces frappes, qui se poursuivaient mercredi, sont menées en représailles à des barrages de roquettes du Hamas et du Jihad islamique dirigées depuis lundi soir vers le territoire israélien. Selon l’armée israélienne, plus de 1000 roquettes ont été tirées vers Israël depuis lundi soir.

Un garçon de 6 ans tué dans le tir d’une roquette depuis Gaza

Un garçon de six ans a été tué mercredi soir par un tir de roquette à Sdérot, ville israélienne jouxtant la bande de Gaza, ont indiqué des secouristes israéliens, après une nouvelle salve lancée par le mouvement islamiste Hamas.

Les services de secours «n’ont pas été en mesure de sauver l’enfant en raison de la gravité de ses blessures», ont-ils indiqué dans un communiqué, ajoutant qu’une femme se trouvait dans un «état critique» à Sdérot, frappée de nouveau par des roquettes.

La mort de cet enfant porte désormais à sept le nombre de personnes tuées – incluant un soldat – en Israël depuis que des groupes armés de Gaza, en premier lieu le Hamas, multiplient depuis lundi soir les barrages de roquettes contre des villes israéliennes.

Mort d’un soldat israélien

L’armée israélienne a annoncé mercredi la mort d’un de ses soldats dans un tir de missile antichar effectué depuis la bande de Gaza par le mouvement islamiste armé Hamas.

«Le sergent d’état-major Omer Tabib a été tué ce matin par des tirs antichars lors d’une opération visant à protéger des villages (israéliens) près de la bande de Gaza», a indiqué l’armée israélienne, dans un communiqué.

La brigade Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas avait annoncé mercredi matin, avoir tiré un missile sur une jeep de l’armée israélienne.

Des images «déchirantes»

Le chef de la diplomatie américaine a appelé mercredi Israël à faire «tout son possible pour éviter les victimes civiles», les affrontements des derniers jours entre l’État hébreu et les Territoires palestiniens ayant fait plusieurs dizaines de morts.

«Je pense qu’Israël a un devoir supplémentaire d’essayer de faire tout son possible pour éviter les victimes civiles, même s’ils ont le droit de défendre leur population», a précisé Antony Blinken, soulignant que les images d’enfants palestiniens morts étaient «déchirantes».

(AFP)

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