07.06.2014 à 14:58

InterviewPolar: «J’ai eu besoin de claquer la porte»

Après une parenthèse francophile très mal digérée, le Genevois s’offre aujourd’hui une renaissance folk en anglais. Il sera au Paléo le 23 juillet, sur la scène des Arches.

von
Fred Valet
Et, pour faire (à nouveau) connaissance avec Polar, il faudra être devant la scène des Arches le 23 juillet.

Et, pour faire (à nouveau) connaissance avec Polar, il faudra être devant la scène des Arches le 23 juillet.

Tristan Pfund

Ne vous attendez pas que Polar vous chuchote «Le brasier» au Paléo le mois prochain. Le français, c’est terminé. En 2006, après trois disques d’une noirceur intime et magnifique, Eric Linder (à la ville) a tout lâché pour empoigner son rêve d’enfant: monter à Paris, signer un contrat avec une prestigieuse maison de disques et sortir des chansons avec des musiciens au CV aussi dense qu’impersonnel. Il a foulé l’Olympia. Tutoyé les grands médias. Aligné les festivals qui commencent par «Franco…». Miossec, son ami depuis longtemps, lui avait écrit les textes de «Jour blanc». Réussir, quoi. Et le chemin semblait plutôt bien tracé. En vrai? La claque. «J’ai été dépossédé de mon univers, de mon travail, de mon identité. Ils ne te le disent pas tout de suite, mais, jour après jour, tu sens que plus rien ne t’appartient.» Au point qu’il a failli tout plaquer. Arrêter la musique. Cinq ans après avoir rangé la langue de Bashung dans le tiroir, le Genevois, fondateur du festival Antigel et artiste protéiforme, est finalement de retour. «Empress» sortira en août. Avec une nouvelle équipe et une nouvelle énergie. Celle de la renaissance et de la confiance retrouvée pour cet Irlandais de 41 ans. Et, pour faire (à nouveau) connaissance avec Polar, il faudra être devant la scène des Arches le 23 juillet.

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