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Canton de FribourgPolémique autour de l'état de la petite Sarine

Le Groupe E est accusé de ne pas laisser suffisamment de crues en aval du barrage de Rossens pour la petite Sarine. Ce que l'entreprise réfute.

Le barrage de Rossens provoque des crispations écologiques.

Le barrage de Rossens provoque des crispations écologiques.

Wikicommons/CC-BY-SA 4.0/Adrien Quartenoud

Le canton de Fribourg veut réunir les acteurs concernés par l'état de santé de la petite Sarine. L'initiative fait suite aux reproches d'associations de défense de l'environnement l'égard du Groupe E, accusé de ne pas laisser suffisamment de crues en aval du barrage de Rossens (FR).

Le groupe énergétique fribourgeois a réagi en réfutant le constat posé en début de semaine lors d'une conférence de presse organisée par le WWF, Pro Natura, La Frayère et la Fédération fribourgeoise des sociétés de pêche. La petite Sarine est considérée comme une zone alluviale d'importance nationale, ont rappelé ces entités.

«La Petite Sarine et ses habitants meurent gentiment mais sûrement, dans un silence total», a dénoncé Pascal Vonlanthen, président de La Frayère, cité dans «La Liberté» de mercredi. Ce dernier a insisté sur la nécessité de réinstaurer des crues artificielles régulières, afin de s'approcher du fonctionnement naturel de la rivière.

Autour d'une table

«L'état de santé de la Sarine est monitoré depuis des années et sa situation écologique est connue», a expliqué le Groupe E. La société de Granges-Paccot relève n'avoir pas reçu de rapport établissant une aggravation de la situation écologique, ni de la part d'associations indépendantes, ni de la part d'instances étatiques.

Interpellé par les différentes positions, le gouvernement fribourgeois a décidé de son côté de réunir ce printemps tous les acteurs concernés. Le conseiller d'Etat Jean-François Steiert, en charge de l'environnement, a dit comprendre les reproches. Il a précisé toutefois que le canton devait faire une pesée des intérêts.

D'un côté, le Groupe E, en mains publiques, doit produire le plus possible d'énergie propre d'origine hydraulique, a indiqué jeudi le magistrat sur les ondes de la RTS. De l'autre, il s'agit de protéger le paysage. «Deux aspects qui sont évidemment contradictoires». D'où l'idée de mettre tous les acteurs autour d'une table.

(ats)

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