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TraficPolémique autour du tunnel du Mont-Blanc

La proposition italienne de percer une nouvelle galerie sous le massif du Mont-Blanc a provoqué une polémique côté français. Le maire de Chamonix estime que la région subit déjà trop de pollutions atmosphériques.

Les habitants de la vallée de Chamonix estiment depuis longtemps subir les pollutions atmosphériques du tunnel du Mont-Blanc.

Les habitants de la vallée de Chamonix estiment depuis longtemps subir les pollutions atmosphériques du tunnel du Mont-Blanc.

AFP

La proposition de percer une nouvelle galerie sous le massif du Mont-Blanc, émise par la société italienne concessionnaire du tunnel du même nom (SITMB), a provoqué une levée de boucliers du côté français des Alpes, le maire de Chamonix parlant de «pure provocation».

«A l'heure où ce territoire (la vallée de Chamonix, ndlr) subit déjà de manière récurrente des pollutions atmosphériques inacceptables principalement liées aux circulations routières transfrontalières (...), l'hypothèse d'un doublement des capacités du tunnel relève de la pure provocation !», a dénoncé mercredi Eric Fournier, maire de Chamonix-Mont-Blanc dans un communiqué.

«C'est en effet la santé même de la vallée et de ses habitants qui est en jeu et que la réalisation de ce projet compromettrait irrémédiablement», a-t-il dit. L'énervement de M. Fournier a été suscité par un article du Dauphiné libéré publié mercredi qui évoquait la proposition italienne de doubler le tunnel du Mont-Blanc.

Dans un communiqué diffusé mercredi, la Société italienne pour le tunnel du Mont-Blanc (SITMB) a réitéré sa proposition de «lancer une étude de faisabilité sur la réalisation d'un second conduit» sous le Mont-Blanc «afin de renforcer les normes de sécurité».

Séparer les flux

«L'objectif (...) ne serait pas de doubler la capacité du tunnel mais de séparer les flux de circulation (...) et de permettre la régularité sur le long terme du trafic international», ajoute SITMB, qui affirme que «les grands tunnels routiers transalpins bougent déjà dans cette direction», en citant les tunnels franco-italiens du col de Tende et du Fréjus et le tunnel suisse de Saint-Gothard.

Le tunnel du Mont-Blanc, dont le percement s'est terminé il y a tout juste 50 ans, est géré par un groupement européen d'intérêt économique formé par SITMB et la société française ATMB (Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc).

Cette dernière «se dissocie de la démarche de la société italienne SITMB concernant le doublement éventuel du Tunnel du Mont Blanc», a indiqué à l'AFP le directeur général d'ATMB, Philippe Redoulez, dans un courriel.

«Cette démarche a été effectuée de manière unilatérale par la SITMB (...) Elle est du ressort des gouvernements français et italien, car elle concerne la politique des transports», a-t-il ajouté.

(AFP)

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