Polémique sur la marque On de Roger Federer

Publié

Sport et businessPolémique sur la marque On de Roger Federer

Pour la même chaussure, The Roger Pro, les clients suisses paient en ligne jusqu’à 39% plus cher qu’à l’étranger.

par
Eric Felley
La reconversion de la star du tennis suisse dans le commerce des chaussures de la marque On lui vaut des critiques.

La reconversion de la star du tennis suisse dans le commerce des chaussures de la marque On lui vaut des critiques.

on-running.com

La marque de chaussures On, dont Roger Federer est actionnaire depuis 2019 et dont il fait la promotion, «plumerait-elle» ses clients en Suisse, selon l’expression retenue par le Matin Dimanche, reprenant un article de la «SonntagsZeitung»? Si l’on en juge par la comparaison des prix effectuée par les journalistes alémaniques sur une gamme de 19 chaussures produites par On, on pourrait répondre par l’affirmative. «La majoration suisse oscille entre 15 et 51%, écrit l’hebdomadaire dominical. L’exemple le plus marquant est la chaussure de ville Cloud. Aux États-Unis, elle coûte 126 francs, en Suisse 190 francs, soit 51% de plus».

«On saigne les consommateurs helvétiques»

La chaussure vedette de l’icône du tennis helvétique – The Roger Pro – n’échappe pas non plus à un supplément appréciable sur le marché helvétique. Lorsqu’on la commande en ligne en Suisse, la paire prestigieuse coûte 270 francs. En Allemagne, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, son prix va de 194 à 198 francs, soit des différences de 36 à 39%. Un client interrogé par la «SonntagsZeitung» résume le malaise: «Le marketing d’On joue sur le swissness et sur Roger Federer, ambassadeur suisse de la marque et actionnaire. Parallèlement, on saigne les consommateurs helvétiques».

Prix alignés sur le commerce de détail

Roger Federer ne répond pas personnellement à ces accusations. Un porte-parole de la marque On justifie cette politique de prix différente d’un pays à l’autre: «Les magasins de sport suisses ont des salaires et des coûts de distribution plus élevés, qui se répercutent sur les prix. C’est aussi le cas chez On». Mais le journal rétorque qu’il s’agit de vente en ligne… Le porte-parole se fait alors plus précis: «Depuis sa création, On travaille en étroite collaboration avec les magasins de sport suisses. Ce sont eux qui vendent la majeure partie des chaussures On en Suisse. En fonction de ce partenariat, nos prix en ligne sont alignés sur ceux du commerce de détail».

Ton opinion

72 commentaires