Policier genevois suspecté d’avoir drogué deux femmes au GHB

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GenèvePolicier suspecté d’avoir drogué deux femmes au GHB

Les victimes présumées auraient été chimiquement contraintes en boîte. L’une aurait subi une agression sexuelle. Le parquet a ouvert une procédure.   

Les faits dénoncés se seraient produits pour partie dans une boîte de nuit genevoise.

Les faits dénoncés se seraient produits pour partie dans une boîte de nuit genevoise.

Getty Images/iStockphoto

Deux femmes suspectant avoir été droguées au GHB en boîte de nuit, le 7 juillet, ont déposé plainte contre X pour ces faits. L’une d’elles a ajouté une plainte pour agression sexuelle. «Le Courrier» rapporte que le suspect est un agent de la brigade des stupéfiants. Les deux plaignantes ont été entendues par l’IGS (Inspection générale des services). Une procédure pénale a été ouverte par le ministère public, qui en a informé la cheffe de la police. Celle-ci a rappelé au média genevois que son collaborateur bénéficiait de la présomption d’innocence et n’avait pas été libéré de son obligation de travailler. Elle suivra l’évolution du dossier et se réserve la possibilité de prendre des mesures si besoin.

Les deux femmes disent avoir rencontré leur présumé agresseur dans un bar, puis être allées en boîte avec lui. Là-bas, elles se seraient senties mal, étant notamment prises de vomissements. Après s’être endormies dans leur voiture, elles auraient été ramenées à leur domicile par l’homme, qui aurait entretenu un rapport sexuel avec l’une d’elles, dans un état second. Le lendemain, une connaissance se serait rendue chez elles pour faire partir l’agent. Durant l’après-midi, les deux femmes se sont rendues aux HUG pour effectuer des tests. Aucune trace de GHB, drogue qui reste très peu de temps dans le corps, n’a été détectée.

Cas positifs rarissimes

Le responsable de l’unité de toxicologie et chimie forensique (UTCF), Marc Augsburger, a expliqué au «Courrier» que depuis plusieurs mois, les demandes de tests de recherche de GHB sont en hausse, mais que le nombre de résultats positifs reste stable. En 2022, la police genevoise a été sollicitée à dix reprises pour des soupçons d’intoxication. Cinq cas ont pu être analysés à temps, tous négatifs. L’UTCF, elle, dit analyser entre 20 et 30 échantillons par an à Genève. Moins d’un cas par an se révèle positif.

   

(jef)

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