États-Unis: Pompeo promet d’éviter la peine capitale à deux djihadistes
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États-UnisPompeo promet d’éviter la peine capitale à deux djihadistes

Le chef de la diplomatie américaine a assuré que la peine de mort ne serait pas demandée pour deux membres du groupe État islamique, capturés en 2018 en Syrie.

Mike Pompeo a également déclaré que si la peine de mort était tout de même prononcée à l’encontre des deux djihadistes, elle ne sera pas appliquée.

Mike Pompeo a également déclaré que si la peine de mort était tout de même prononcée à l’encontre des deux djihadistes, elle ne sera pas appliquée.

AFP

Les États-Unis ne demanderont pas la peine de mort pour deux djihadistes du groupe État islamique connus sous le nom des «Beatles» et détenus par l’armée américaine, a assuré mercredi le secrétaire d’Etat Mike Pompeo à la ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel.

«Au nom du ministère de la Justice, je vous écris pour vous assurer que si le Royaume-Uni accepte notre requête d’entraide judiciaire, les États-Unis ne chercheront pas (à demander) la peine de mort dans les poursuites qu’ils pourraient intenter contre Alexanda Kotey et El Shafee el-Sheikh, et si elle est prononcée, la peine de mort ne sera pas appliquée», écrit le chef de la diplomatie américaine dans une lettre adressée à Priti Patel.

Les deux hommes, déchus de leur nationalité britannique, faisaient partie d’un quatuor surnommé par leurs otages «les Beatles» en raison de leur accent anglais. Leur unité avait enlevé des journalistes étrangers, torturé et décapité certains captifs, parmi lesquels le journaliste américain James Foley, tué en 2014, ou encore le Britannique David Haines.

Capturés en 2018

«C'est une percée majeure», a salué auprès de l'AFP sa mère, Diane Foley, en espérant un procès «équitable mais dur» pour les deux hommes aux Etats-Unis. «Sinon, il n'y a aucun effet dissuasif pour les terroristes», a-t-elle estimé. Capturés en janvier 2018 par les forces kurdes en Syrie, ils avaient été placés sous le contrôle de l’armée américaine en octobre 2019 en Irak, en raison de l’offensive turque dans le nord syrien.

Les États-Unis avaient déposé dès 2015 une demande d’entraide judiciaire auprès des autorités britanniques pour obtenir des éléments à charge contre les deux djihadistes de l’EI. Mais en juillet 2018, Londres avait annoncé faire une «pause» dans cette coopération. Le gouvernement britannique avait alors essuyé une pluie de critiques pour s’être abstenu de demander à ce que la peine de mort leur soit épargnée s’ils étaient jugés, une entorse à son opposition de principe à la peine capitale.

(AFP/NXP)

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