Financement: Pour aller aux JO, ils vendent des guirlandes, des lapins de Pâques ou des tire-bouchons

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FinancementPour aller aux JO, ils vendent des guirlandes, des lapins de Pâques ou des tire-bouchons

Priscilla Morand fait les marchés pour payer sa participation aux Jeux olympiques. Elle n'est pas la seule: de nombreux athlètes suisses gagnent leur vie dans la rue.

par
Julien Caloz
Le stand de Priscilla Morand propose des DVD, photos, et autres bouteilles de vin.

Le stand de Priscilla Morand propose des DVD, photos, et autres bouteilles de vin.

Sebastien Anex

Que vendent-ils? Rien en particulier. Ou plutôt tout en général. Tout ce qu'ils peuvent se procurer par le jeu des relations. Des bouteilles de vin, parce que le prof de judo est distillateur.

Des DVD, puisqu'un ancien collègue a récemment fait le tri dans sa collection. Depuis dix-huit mois, la judoka Priscilla Morand et sa famille tiennent un stand au marché de Morges, afin de payer les entraînements, les trajets, les factures.

Commerce de fondues

Sa collègue Emilie Amaron vend des tire-bouchons. «Et des bouteilles que mon coach, marchand de vin, me propose à prix coûtant.» Au Lausanne Natation, «on vend des fondues pour aider nos athlètes. On prospecte à droite à gauche, on les acquiert à prix coûtant et on les revend à prix normal», avoue Catherine Maliev, ex-plongeuse internationale devenue entraîneur principale.

Au risque de décourager les vocations, la nageuse Swann Oberson l'affirme sans réserve: «On n'a jamais assez d'argent quand on fait du sport en Suisse.»

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