Hockey sur glace – Pour Froidevaux et le HC Bienne, ça rigole
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Hockey sur glacePour Froidevaux et le HC Bienne, ça rigole

L’ancien capitaine de Lausanne HC revit dans le Seeland, où son équipe a repris la tête du classement après son succès face au champion zougois.

par
Christian Maillard
(Bienne)
Étienne Froidevaux (40) est heureux à Bienne et cela se voit sur la glace où, avec ses camarades Alexander Yakovenko et Robin Grossmann, ils enchaînent les buts et les victoires.

Étienne Froidevaux (40) est heureux à Bienne et cela se voit sur la glace où, avec ses camarades Alexander Yakovenko et Robin Grossmann, ils enchaînent les buts et les victoires.

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Il y a longtemps qu’il n’avait plus été aussi souriant et rayonnant au moment de parler de son équipe et de lui devant les médias. Mais depuis qu’il a quitté Lausanne et cette lourde atmosphère qui peut régner parfois dans le vestiaire de Malley, Étienne Froidevaux revit du côté du Seeland, dans cette équipe biennoise leader du championnat, victorieuse de neuf des onze matches qu’elle a disputés en ce début de saison. Même Zoug, le champion, est passé à la moulinette ce samedi, sans qu’il n’y ait rien à redire.

À l’image de Michael Hügli, ce héros, auteur des deux derniers buts décisifs samedi, tout rigole pour ce HC Bienne, même s’il était privé, en plus, de Gaëtan Haas, Jere Sallinen, Fabio Hofer, Luca Hischier et de Noah Schneeberger. Mais peu importe qui se trouve actuellement sur la glace, ce groupe en pleine confiance, avec un Étienne Froidevaux dans une deuxième ligne de feu, joue à fond pour son coach Antti Törmänen qui a soigné un cancer et avec des jeunes audacieux (Lilian Garessus, Elvis Schläpfer et Roman Karaffa) qui saisissent leur chance.

Étienne Froidevaux (à gauche) était sur la glace lorsque Michael Hügli (au centre) a inscrit le 3 à 2 pour Bienne.

Étienne Froidevaux (à gauche) était sur la glace lorsque Michael Hügli (au centre) a inscrit le 3 à 2 pour Bienne.

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Quand ils jouent ainsi, rien ne semble pouvoir arrêter ces rouges et jaune. Comme le confirme l’ancien Lausannois, même s’il reste prudent, conscient que si à la Tissot Arena on se met à rêver d’Everest, le chemin est encore long et truffé d’embûches…

Étienne Froidevaux, on imagine que vous revivez ici à Bienne, dans cette équipe: on a le sentiment que rien ne peut lui arriver

Il est vrai que ça rigole! On a une équipe qui travaille fort, où chacun joue pour l’autre. Je me souviens que c’était toujours très compliqué de jouer contre Bienne quand j’étais à Lausanne, je suis donc heureux de faire partie de cette organisation où l’on enchaîne les victoires, surtout pour notre coach Antti Törmänen, qui gère parfaitement le groupe.

Même le champion n’a pas résisté à votre dynamique…

Après nos deux derniers matches face à Langnau et à Ambri, où nous n’étions pas à notre meilleur niveau, on a su réagir. Suite à nos huit succès consécutifs, on avait peut-être oublié qu’il est important de rester avec les deux patins sur terre ou plutôt sur la glace, que cela peut aussi aller très vite en bas. Il était important de donner une réponse contre Zoug et on est tous heureux pour nos fans d’avoir pu livrer un aussi grand match.

Comme vous le dites, vous avez livré un «grand match», avec une quatrième ligne formée de jeunes joueurs qui se sont montrés à la hauteur de l’événement. Avez-vous été surpris par leur performance?

Il est vrai que nous avons actuellement beaucoup de blessés mais les jeunes prennent leurs responsabilités, donnant raison à Antti Törmänen qui leur fait confiance en leur offrant un bon temps de jeu. C’est un signe positif pour l’organisation et pour ces jeunes qui méritent de jouer.

Depuis qu’Étienne Froidevaux a rejoint Dino Kessler à Bienne, il revit et sourit…

Depuis qu’Étienne Froidevaux a rejoint Dino Kessler à Bienne, il revit et sourit…

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Cela doit vous changer de Lausanne…

(Il sourit) Oui un peu, c’est vrai. Mais vous savez, à part la dernière année un peu compliquée, j’ai aussi passé de belles années à Lausanne. Maintenant, je ne vous cache pas que cela m’a fait du bien de rejoindre une équipe comme celle-ci. Je suis fier d’en faire partie.

Et vous n’avez certainement pas fini de sourire cette saison?

Oui, mais comme je l’ai dit, on doit vraiment prendre un match après l’autre car cela peut aller très vite en haut mais aussi en bas. Gardons bien les pieds sur la glace

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