Football: Pour Geiger, Servette «n’avait pas les idées claires»
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FootballPour Geiger, Servette «n’avait pas les idées claires»

L’entraîneur des Grenat a été agacé par la prestation de son équipe, défaite 1-0 par Grasshopper samedi.

par
Valentin Schnorhk
(Genève)
Alain Geiger n’a pas apprécié la prestation de son équipe samedi: «À la mi-temps, j’avais l’impression que j’aurais pu faire cinq changements.»

Alain Geiger n’a pas apprécié la prestation de son équipe samedi: «À la mi-temps, j’avais l’impression que j’aurais pu faire cinq changements.»

Eric Lafargue

Cette défaite-là ne passe pas très bien. Les conséquences sont relatives pour Servette. Perdre 1-0 contre Grasshopper, c’est simplement «une possibilité de se rapprocher de Young Boys» manquée, rappelle Alain Geiger. Rien de bien grave, parce qu’accrocher l’Europe n’a jamais rien eu d’évident pour les Grenat. En revanche, il y a l’attitude.

De quoi irriter légèrement l’entraîneur servettien. «Oui, je suis un peu énervé, parce que c’est le week-end pascal, avec deux jours donnés aux joueurs», pestait le technicien samedi soir. Manière de dire que les joueurs servettiens ne méritent pas forcément ce congé, au vu de leur prestation. «Nous avons affiché un manque de concentration dans nos actions, ajoutait Geiger. Dans tous nos gestes, il y avait trop d’aléatoire. À la mi-temps, j’avais l’impression que j’aurais pu faire cinq changements. Par exemple, on n’a pas vu Bédia. Rodelin a eu une première période très moyenne. Bref, il y avait beaucoup de choses qui n’étaient pas bonnes.»

«C’était un des matches dans lesquels nous avons eu le moins de maîtrise. Nous avons été trop moyens pour marquer»

Alain Geiger, entraîneur de Servette

Avec un certain dépit, pour le coach de 62 ans. «Nous n’avions pas les idées claires, et nous n’avons jamais réussi à les avoir. Imeri, avec son penalty, avait l’opportunité de nous remettre dans le bon chemin. Ça n’a pas fonctionné.» La tentative manquée par le milieu grenat aurait pu être celle de l’égalisation. Ce fut au contraire le prélude d’une rencontre dans laquelle Servette ne trouvait jamais le bon rythme dans le développement de ses actions. «Je pense que c’était un des matches dans lesquels nous avons eu le moins de maîtrise. Nous avons été trop moyens pour marquer», tranchait Geiger. 

La faute à quoi? «En comparaison, lors de la victoire 1-0 de samedi dernier contre Zurich, 100% de nos décisions étaient correctes, analyse l’entraîneur. Dans l’aspect du pressing, nous n’avons pas eu cette volonté d’aller récupérer la balle, par exemple. Les joueurs se sont égarés.» Ils auront quelques jours pour se retrouver. Parce qu’il y a peut-être un ultime espoir européen à animer samedi prochain, lorsqu’il s’agira de se déplacer au Wankdorf affronter YB.

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