28.08.2015 à 10:43

Crise entre les deux CoréesPour Kim Jong-Un, les armes nucléaires ont été nécessaires

Le dirigeant nord-coréen a assuré que les armes nucléaires plutôt que la négociation avaient permis de conclure avec Séoul un accord «historique».

Kim Jong-Un a déclaré que l'accord de Panmunjom «n'a en aucun cas été obtenu à la table des négociations mais grâce à (notre) force militaire gigantesque, et à (notre) dissuasion nucléaire défensive».

Kim Jong-Un a déclaré que l'accord de Panmunjom «n'a en aucun cas été obtenu à la table des négociations mais grâce à (notre) force militaire gigantesque, et à (notre) dissuasion nucléaire défensive».

EPA/Keystone

Le jeune dirigeant Kim Jong-Un, qui présidait une réunion de la puissante Commission militaire centrale (CMC), a expliqué que c'était grâce au Nord que cet accord avait pu être conclu avec la Corée du Sud, ce qui a remis les deux Etats rivaux sur la voie «de la réconciliation et de la confiance», a rapporté ce vendredi 28 août l'agence officielle KCNA.

L'accord négocié dans le village frontalier de Panmunjom, où fut signé le cessez-le-feu de la guerre de 1950-1953, a permis la désescalade alors que les deux pays semblaient au bord de l'affrontement.

Séoul a fait taire les haut-parleurs qui diffusaient à plein volume des messages de propagande à la frontière. Pyongyang a exprimé ses regrets pour l'explosion de mines antipersonnel qui ont mutilé deux soldats sud-coréens début août.

Le texte engageait également les deux Etats à dialoguer.

«Priorité numéro un»

Mais Kim Jong-Un a souligné que cela ne voulait pas dire que son pays discuterait des moyens de mettre un terme à son programme d'armement nucléaire, lequel, a-t-il dit, est de toute façon un facteur essentiel de paix.

L'accord de Panmunjom «n'a en aucun cas été obtenu à la table des négociations mais grâce à (notre) force militaire gigantesque, et à (notre) dissuasion nucléaire défensive», a-t-il dit.

La «priorité numéro un» est de poursuivre les efforts pour renforcer les capacités militaires de la Corée du Nord, a poursuivi Kim Jong-Un.

Néanmoins, il a estimé que l'accord de compromis représentait «une occasion historique déterminante» susceptible d'inaugurer une nouvelle ère dans les relations bilatérales.

Simulation d'attaque

De son côté, la Corée du Sud a montré ses muscles vendredi en menant avec les Etats-Unis le plus grand exercice militaire conjoint à base de munitions réelles jamais réalisé par les deux pays.

Environ 3000 soldats des deux pays ont participé à l'exercice qui a également mobilisé une centaine de chars et de véhicules blindés. Parmi les scénarios mis en oeuvre figurait en bonne place une simulation d'attaque en territoire nord-coréen.

Techniquement, les deux Corées sont en conflit depuis 65 ans car la guerre a pris fin avec un simple cessez-le-feu qui n'a jamais été formalisé par un traité de paix en bonne et due forme.

(AFP)

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