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Libre circulationPour la presse, la clause de sauvegarde aura peu d’effets

Les journaux estiment que cette mesure a été prise surtout pour rassurer la population. La presse alémanique s’inquiète des conséquences qu’elle aura sur les relations avec l’Europe.

Pour la plupart des journaux, la mesure est cosmétique et sert surtout à rassurer la population.

Pour la plupart des journaux, la mesure est cosmétique et sert surtout à rassurer la population.

24 heureset la Tribune de Genève relèvent qu’il fallait faire quelque chose pour une «question de crédibilité». Mais la mesure «tient de la gesticulation et n’atteindra sans doute pas sa cible». C’est auparavant que «la libre circulation nécessitait un meilleur contrôle pour rester acceptable» mais maintenant «c’est (...) l’inactivité du Conseil fédéral qui saute au yeux».

Grain à moudre

Le Quotidien Jurassien estime aussi que la mesure «n’aura pas beaucoup d’effets pratiques». Si «elle vise à tranquilliser à bon compte la population» elle souligne aussi «qu’il y a bel et bien un problème». Ainsi, «en voulant couper l’herbe sous les pieds des nationalistes (...) le Conseil fédéral leur donne au contraire du grain à moudre».

Le Temps estime que cette mesure «est purement cosmétique». Mais, selon lui, le «Conseil fédéral n’a d’autre choix que de montrer à sa population qu’il prend au sérieux ses craintes et son exaspération». Car cette mauvaise humeur «menace de transformer en débâcle les prochains rendez-vous du Conseil fédéral avec le peuple» concernant la politique d’ouverture de la Suisse. Jean Studer

Pour leur part, L’Express et L’Impartialcommentent la nomination de Jean Studer à la présidence du conseil de banque de la BNS. Ils se demandent si le canton, le Conseil d’Etat et le PS «peuvent vraiment se réjouir», car il «a donné une direction au paquebot neuchâtelois» et risque d’être difficile à remplacer: «On ne trouve pas un Jean Studer à chaque coin de rue».

Pour Le Matin, «il est inquiétant de voir que le dernier magistrat expérimenté d’un exécutif en crise permanente depuis trois ans finisse par jeter l’éponge». Selon l’éditorialiste, «le départ d’une bête politique du gabarit de Studer finit de révéler la déliquescence des élites d’un canton».

Presse alémanique

En Suisse alémanique, ce sont surtout les conséquences de l’activation de la clause de sauvegarde sur les relations avec l’Union européenne qui préoccupent les commentateurs.

Ainsi, la Südostschweizse demande «si, à long terme, le compte sera bon». «Il est plus probable que la pression s’accroîtra à Bruxelles pour qu’on s’occupe vraiment du cas du petit voisin afin d’en finir avec son statut particulier».

Le Tagesanzeigerprévoit aussi un amoindrissement de «la bonne volonté à l’égard d’une Suisse perçue toujours davantage comme récalcitrante». Pour le St-Galler Tagblatt, le Conseil fédéral a estimé qu’il était si important de donner «ce signal au peuple» qu’il est prêt à «fâcher Bruxelles».

Le Tagesanzeigerestime toutefois que le gouvernement a pris «la bonne décision» car s’il avait renoncé à ce moyen «il n’aurait pas tenu sa parole» avec pour conséquence «une perte de confiance du peuple envers son gouvernement».

Au contraire

La Berner Zeitung estime au contraire que le gouvernement n’a justement par réussi à gagner cette confiance, avec «une mesure prise manifestement sans conviction» et «inadaptée pour amadouer les citoyens sans trop froisser Bruxelles».

Pour sa part, la Neue Zürcher Zeitung estime qu’il faut «prendre au sérieux tous les instruments même si, pris séparément, ils ne sont pas décisifs». Car «quelques milliers d’immigrants de plus ou de moins, auxquels s’ajoutent leur familles, signifient par exemple aussi quelques milliers de logements de plus ou de moins».

(ats)

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