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NATIONS UNIESPour Netanyahu, l'Iran fait peser «la plus grave menace»

Le Premier ministre israélien a qualifié la République islamique de «régime le plus dangereux au monde dans la région la plus dangereuse du monde».

Benjamin Netanyahu au siège de l'ONU à New York, lundi 29 septembre.

Benjamin Netanyahu au siège de l'ONU à New York, lundi 29 septembre.

AFP

Un Iran possédant l'arme nucléaire représenterait «la plus grave menace pour nous tous», a martelé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la tribune de l'ONU, lundi 29 septembre. Les capacités nucléaires de l'Iran «doivent être totalement démantelées», a-t-il affirmé.

Vaincre le groupe Etat islamique (EI) et laisser à l'Iran la capacité d'obtenir la bombe atomique «serait comme gagner une bataille et perdre la guerre», a-t-il ajouté dans un long discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

Benjamin Netanyahu a qualifié la République islamique de «régime le plus dangereux au monde dans la région la plus dangereuse du monde».

L'Iran «est en train d'essayer de nous embobiner»

«Maintenant, imaginez le danger que représenterait l'Iran s'il possédait des armes nucléaires», a-t-il lancé. «Mesdames et messieurs, laisseriez-vous l'Etat islamique enrichir de l'uranium, construire un réacteur à eau lourde ou mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux? Bien sûr que non».

L'Iran «est en train d'essayer de nous embobiner pour parvenir à un accord (...) qui lui permettra d'accéder au seuil nucléaire», c'est-à-dire de détenir les composantes de l'arme atomique et la possibilité d'assembler une bombe en très peu de temps.

Il faisait référence aux dernières discussions entre l'Iran et le groupe 5 1 (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) qui se sont achevées samedi à New York sans progrès notables.

«Larmes de crocodile»

Les parties se sont donné jusqu'au 24 novembre pour parvenir à un accord définitif qui garantirait le caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions internationales contre Téhéran.

La capacité d'enrichissement d'uranium de l'Iran est au cœur des négociations: l'uranium faiblement enrichi alimente des centrales électriques, mais enrichi à un niveau élevé il peut servir à fabriquer une bombe.

Le Premier ministre israélien a aussi dénoncé «les larmes de crocodile» versées selon lui par le président iranien Hassan Rohani à la même tribune de l'ONU la semaine dernière: «Entendre le président iranien déplorer l'expansion du terrorisme est le summum de la duplicité», a-t-il estimé.

(ats)

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