04.08.2019 à 09:17

MotocyclismePour rêver de gros lot, il faut acheter un billet

A Brno, les qualifications se sont jouées dans des conditions très complexes. Fallait-il tout oser? Les Marquez ont dit oui, Lüthi a dit non.

par
Jean-Claude Schertenleib, Brno

Etre ou ne pas être, telle sera toujours la question. Oser ou ne pas oser, tel a été le problème proposé aux meilleurs pilotes du monde, ce samedi 3 août sur le circuit de Brno.

Pluie pendant la nuit, courtes éclaircies, nouvelles averses: ce sont les conditions que tout le monde redoute. Sauf, visiblement, les frères Marquez: Marc, 58e pole position en catégorie reine, record de Mick Doohan égalé, a battu Jack Miller de 2,524 secondes!

Marc Marquez à l'aise sous la pluie

Alex, le petit frère, a devancé Sam Lowes de 2,018! No comment. Tom Lüthi? Douzième – donc quatrième ligne -, à 6,696 de la pole. Ecart anormal, parce que creusé au terme d’une partie de poker dangereuse.

Vraiment? «Maintenant, il pleut... Ça n’aurait pas pu revenir un peu plus tôt?» On l’imaginait en rage, il assume: «Il n’y a pas grand-chose à dire aujourd’hui. Je me retrouve douzième sur la grille, tout ce que je voulais éviter. Ce fut une loterie, mais j’ai refusé d’acheter un billet. Parce qu’au fil des quelques tours - les qualifications se jouent en 15 minutes, tour de lancement compris -, j’ai pensé que la piste ne sécherait pas suffisamment. Dans la dernière chicane, mais aussi dans celle qui succède au virage No 2, c’était encore très, très glissant. Ils ont pris beaucoup de risques, ça leur a réussi. C’était une loterie, j’ai perdu. Rien à ajouter.» Les courses, dimanche, devraient se dérouler sur une piste sèche.

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AEGERTER, LE BLUES DU PILOTE DE COURSE

«Après deux tours, j’ai compris que ça n’allait pas du tout. Aucun grip, aucune confiance»: trentième des essais, Dominique Aegerter (MV-Agusta) fait peine à voir à Brno. Il ne comprend surtout pas pourquoi, alors que ses sensations ne sont pas mauvaises en début de journée, elles disparaissent complètement l’après-midi: «Le but? Marquer quelques points, bien sûr. Car s’il faut venir jusqu’ici pour rentrer avec un zéro, mieux vaut rester à la maison...» Courage, Domi...

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CURIEUSES SCÈNES EN RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

Depuis deux jours, on a vu des choses étranges sur le circuit de Brno. Vendredi, quand le moteur de sa Yamaha M1 a cassé, Valentino Rossi est rentré au ralenti à son stand, ne se gênant pas de traverser la piste alors qu’une fumée bleue inquiétante s’échappait de l’arrière de sa moto.

Lors de la réunion de la Commission de sécurité qui se tient chaque vendredi soir de GP, ses confrères lui ont fait des remarques: «Je ne suis pas un débutant, je me suis immédiatement retourné et j’ai vu la fumée, mais j’ai surtout vérifié qu’il n’y avait pas d’huile qui coulait. D’ailleurs, j’ai utilisé le même pneu arrière sur ma seconde moto et il n’était pas sale du tout.»

Samedi, c’est entre Marc Marquez et Alex Rins que ça a «chauffé», d’abord sur la piste, puis dans le couloir des stands, où les deux Espagnols se sont bousculés: «Marc ne respecte personne, il se croit seul au monde», a lancé le pilote Suzuki. Ambiance, ambiance...

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IANNONE, SON RÉGIME, SA NOUVELLE PETITE AMIE...

Des nouvelles d’Andrea Iannone, le pilote qu’Aprilia a payé très, très cher. L’Italien s’élancera de la 23e et dernière place de la grille de départ MotoGP – première qualification d’une KTM en première ligne, grâce à Johann Zarco, qui a rappelé que, sur piste mouillée, bien des choses s’effaçaient.

Pour revenir au play-boy de la course, sachez que depuis le début de l’année, Iannone a perdu 8 kilos, et pas seulement, dit-il, pour les beaux yeux de sa nouvelle petite amie, une influenceuse du nom de Giulia De Lellis, qui avoue être tombée sous le charme: «J’ai été conquise par sa grande éducation et sa galanterie», affirme la jeune femme.

Bonnes courses!

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