14.07.2012 à 21:02

hommage posthumePour son père, Amy Winehouse est un fantôme toujours rentable

Disparue à 27?ans, la chanteuse était devenue une junkie alcoolique. Un an après, son papa sort un bouquin pour la réhabiliter. Mais qui en sortira vraiment grandi?

par
Anne-Catherine Renaud
Amy Winehouse et son père.

Amy Winehouse et son père.

Xposurephotos.com

«Qu’est-il arrivé à ma petite fille qui réussissait si bien?» Ainsi s’exprime Mitch Winehouse, le papa inconsolable d’Amy, l’étoile filante du jazz, dans la bio qu’il lui consacre, «Amy, ma fille» (Ed. Flammarion). La phrase résonne comme une épitaphe, gravée en haut d’une pierre tombale salie par les rumeurs de toutes sortes. Au fil du déluge d’anecdotes qu’il dévoile dans cette bio digne des tabloïds, l’impression est mitigée: entre tristesse et business, Mitch fait fort. Pourquoi ce malaise? C’est vrai: survivre à ses enfants est perturbant, car cela bouleverse l’ordre des choses. Ceux qui restent cherchent un sens à tout ça. Mais le statut de parents dans le showbiz est d’autant plus difficile à gérer: entre fans de la première heure et profiteurs potentiels. Alors, quand le danger, ou pire, la mort se pointe, ils se sentent d’une part coupables de n’avoir rien pu faire face à la machine destructrice du succès, et d’autre part investis du devoir de maintenir une belle image de la star trop tôt disparue.

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