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MédecinePour une psychiatrie transfrontalière

Le maire de Moutier, Maxime Zuber, revendique une institution psychiatrique commune à la Berne francophone et au Jura.

par
Vincent Donzé
«Une posture de concurrence se révélera néfaste pour le paysage hospitalier régional», estime Maxime Zuber.

«Une posture de concurrence se révélera néfaste pour le paysage hospitalier régional», estime Maxime Zuber.

Keystone

Dans une motion qu'il déposera à la prochaine session du Grand Conseil, le député bernois demande à son gouvernement d'entreprendre «les mesures utiles» auprès des autorités jurassiennes en faveur de la création à Moutier d'une institution psychiatrique commune. Sa demande fait suite à la fermeture annoncée mardi de l'unité de psychiatrie de l'Hôpital du Jura, avec à la clef la disparition de 24 postes de travail.

Tandis que l'hôpital et les autorités jurassiennes se donnent six mois pour élaborer un nouveau concept de prise en charge de la psychiatrie dans le canton, le maire de Moutier avance ses pions: «Avec l'externalisation planifiée des Services psychiatriques du Jura bernois Bienne-Seeland et l'abandon annoncé du site de Bellelay, le moment est particulièrement propice pour engager une réflexion ayant pour objectif de créer une structure bicantonale de soins psychiatriques», estime cet autonomiste.

«Cette institution commune à Berne et au Jura pourrait être implantée à Moutier dans des locaux mis à disposition par l'Hôpital du Jura bernois ou par un autre investisseur et avoir une forme juridique associant les deux cantons voire d'autres partenaires publics ou privés», développe le maire de Moutier. Sa ville accueille depuis 2003 l'Unité d'hospitalisation psychiatrique pour adolescents qui pourrait selon lui servir de modèle. «Une collaboration concrète et aboutie dans le domaine psychiatrique pourrait faire évoluer dans le bon sens les relations entre l'Hôpital du Jura et l'Hôpital du Jura bernois qui se regardent en chiens de faïence et se complaisent dans une posture de concurrence, dont il est probable qu'elle se révélera néfaste à termes pour le paysage hospitalier régional et pour la population concernée», conclut Maxime Zuber.

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