Publié

TENNISPour Wawrinka: "Les Tchèques restent favoris"

A quelques jours du match de Coupe Davis entre la Suisse et la République tchèque, le Vaudois parle des chances suisses.

Stan Wawrinka, Severin Luethi et Marco Chiudinelli.

Stan Wawrinka, Severin Luethi et Marco Chiudinelli.

Leader de l’équipe de Suisse, Stanislas Wawrinka (ATP 17) estime que la République tchèque demeure la favorite du 1er tour de Coupe Davis, prévu de vendredi à dimanche à Genève, malgré le forfait de dernière minute de Radek Stepanek (ATP 32). «Leur équipe reste très forte avec un leader de la trempe de Tomas Berdych» (ATP 6), soulignait-il mardi en conférence de presse.

«C’est toujours mieux d’affronter une équipe comptant un joueur-clé en moins», poursuivait le Vaudois. «Cela augmente bien évidemment nos chances de succès. Mais cela s’annonce tout de même difficile pour nous. Ils possèdent un deuxième joueur classé dans le top 100» en la personne de Lukas Rosol (ATP 73), l’homme qui avait battu Rafael Nadal l’an dernier à Wimbledon au 2e tour.

«Rosol est un joueur très dangereux. Surtout en indoor, sur un match et avec un capitaine capable de le guider et de le calmer», précisait Stanislas Wawrinka, qui aborde sa dixième campagne de Coupe Davis. «Il sert bien et frappe fort des deux côtés. Il peut battre les meilleurs. Mais il peut aussi s’incliner face à des joueurs nettement moins forts. A nous d’être prêts au moment de devoir l’affronter», soulignait-il.

«Les Tchèques restent quand même plus solides que nous», renchérissait le capitaine Severin Lüthi, en rappelant que le no 3 tchèque Ivo Minar (ATP 192), a aussi déjà fait partie des cent meilleurs mondiaux (62e en juillet 2009). Le Bernois croit néanmoins fortement en son équipe. «Avec Stan, nous possédons un joueur qui a déjà battu un no 1. Enfin, qui l’a presque battu (réd: en 8e de finale de l’Open d’Australie, où il s’était incliné 12-10 au cinquième set face à Novak Djokovic)», expliquait-il, provoquant alors les rires des journalistes présents. «Stan prouve chaque semaine qu’il est capable de battre n’importe quel adversaire. Marco (réd: Chiudinelli/ATP 139) joue par ailleurs toujours son meilleur tennis dans cette compétition. Il a déjà été proche du top 50 (réd: 52e en février 2010), ce qui démontre son talent» poursuivait-il. «Et les jeunes (réd: Henri Laaksonen et Sandro Ehrat, qui se disputent la place de no 4 derrière Wawrinka, Chiudinelli et Michael Lammer) sont peu connus de nos adversaires, ce qui constituerait un avantage pour nous si je devais les aligner.»

L’objectif de Severin Lüthi est des plus précis avant cette partie: «Notre but est d’arriver à 2-2 afin d’avoir un cinquième match décisif à disputer», affirmait le Bernois, qui confiait réfléchir à toutes les options concernant le nom du no 2 en simple - qui semble tout de même promise à Marco Chiudinelli - et la composition du double.

«J’ai songé à l’idée de préserver Marco pour un éventuel cinquième match décisif. Mais encore faut-il parvenir à s’offrir ce match décisif ! L’objectif reste de se donner la meilleure possibilité de remporter chacun des matches prévus», soulignait-il, précisant que la composition du double - probablement Wawrinka/Chiudinelli ou Lammer/Chiudinelli, même si Chiudinelli n’est pas certain de pouvoir tenir la distance sur trois matches joués au meilleur des cinq sets - dépendrait avant tout du déroulement des rencontres de vendredi.

L’absence de Roger Federer était bien évidemment l’un des principaux sujets évoqués par la presse au cours de cette conférence de presse. «Ce sujet est abordé par les journalistes, mais pas au sein de l’équipe», assurait Severin Lüthi. «Il nous a fait connaître sa décision en octobre dernier déjà. Les autres joueurs ont donc l’avantage d’avoir su rapidement qu’ils devraient se préparer en conséquence.»

«Depuis 2005, à l’exception de l’an dernier face aux Etats-Unis, j’ai toujours dû faire sans lui au 1er tour de la Coupe Davis. C’est devenu une habitude pour moi, et ça s’est toujours bien passé jusqu’ici», expliquait Stanislas Wawrinka, qui n’a cependant pas connu les joies de la victoires dans un 1er tour depuis l’édition 2004, où il n’avait disputé qu’un cinquième match sans enjeu en Roumanie pour ses débuts dans la compétition.

Le champion olympique 2008 de double, qui a même fini par s’agacer devant l’insistance des journalistes concernant le cas Roger Federer («je ne veux plus en parler», a-t-il d’ailleurs conclu avant de quitter la salle de presse), voulait même positiver la situation. «Roger n’est pas là, et les observateurs ne s’attendent donc pas à une victoire suisse. Mais je ne me fais pas ch... depuis neuf ans pour concéder une nouvelle défaite au 1er tour!», lâchait-il.

Votre opinion