Diplomatie: Pourparlers avec Kim: Trump optimiste

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DiplomatiePourparlers avec Kim: Trump optimiste

Le président américain a prédit samedi un «immense succès» aux pourparlers qu'il doit engager avec Pyongyang d'ici fin mai.

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Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)

Les Etats-Unis et la Corée du Sud vont reporter leurs manoeuvres aériennes conjointes pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. (Dimanche 17 novembre 2019)

Keystone
La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

La Corée du Nord a testé mercredi un «nouveau type» de missile balistique, tiré à partir d'un sous-marin, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de discussions de travail samedi sur le nucléaire avec Washington. (2 octobre 2019)

AFP
Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Washington s'est déclaré prêt à discuter avec Pyongyang. (Mercredi 21 août 2019)

Keystone

Le président américain Donald Trump a dit samedi croire que la Corée du Nord voulait désormais «faire la paix» et il a salué la nouvelle retenue de Pyongyang sur ses tirs de missiles. «Je pense qu'ils veulent faire la paix. Je pense qu'il est temps», a déclaré M. Trump lors d'un rassemblement politique en Pennsylvanie. Il a ajouté avoir confiance dans l'engagement du régime nord-coréen à ne pas tirer de missile d'ici les pourparlers historiques qu'il doit prochainement avoir avec le dirigeant Kim Jong Un.

Le président américain s'était dit plus tôt convaincu que cette rencontre serait couronnée d'un «immense succès». «Je pense que concernant la Corée du Nord ça va très bien se passer, je pense que nous rencontrerons un immense succès, que ça va être quelque chose de très fructueux. Nous avons un énorme soutien», avait-il déclaré à des journalistes avant de s'envoler vers la Pennsylvanie.

«La promesse (de Pyongyang), c'est qu'ils ne vont pas tirer de missiles entre-temps, et qu'ils envisagent de dénucléariser. Cela serait formidable», avait ajouté M. Trump. Un peu plus tôt, le président avait rappelé sur Twitter que la Corée du Nord n'avait «pas mené d'essai de missile depuis le 28 novembre 2017», et qu'elle avait «promis de ne pas le faire pendant nos rencontres». «Je pense qu'ils vont tenir leur promesse!», avait-il ajouté.

Sur le réseau social, M. Trump est également revenu sur sa conversation téléphonique de vendredi avec son homologue chinois Xi Jinping. «Le président Xi m'a dit qu'il appréciait que les Etats-Unis essaient de résoudre le problème diplomatiquement plutôt que d'utiliser l'option la plus inquiétante. La Chine continue de nous aider!», a tweeté Donald Trump.

La Maison Blanche avait annoncé vendredi que les deux chefs d'Etat s'étaient «engagés à maintenir la pression et les sanctions jusqu'à ce que la Corée du Nord prenne des décisions vers une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible».

La voix discordante d'Hillary

Principale voix discordante, Hillary Clinton a pour sa part estimé que l'administration Trump ne «voit pas le danger» représenté par des discussions avec Pyongyang. «Si vous voulez discuter avec Kim Jong Un de ses armes nucléaires, il vous faut des diplomates expérimentés», a expliqué l'ancienne responsable de la diplomatie américaine dans une interview publiée samedi par le journal néerlandais Algemeen Dagblad.

«Il faut des gens qui connaissent bien les dossiers et qui savent déchiffrer les Nord-Coréens et leur langage», a ajouté la candidate malheureuse à l'élection présidentielle de 2016, ajoutant que «le danger n'est pas reconnu par le gouvernement Trump».

L'actuel secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, en tournée en Afrique, a de son côté annulé son programme pour samedi à Nairobi. Il «ne se sent pas bien après deux longues journées à travailler sur des questions importantes comme la Corée du Nord», a justifié le sous-secrétaire d'État Steve Goldstein.

Le lieu et la date de la possible rencontre entre Kim Jong Un et Donald Trump n'ont pas encore été arrêtés, mais elle devrait se tenir «d'ici mai», selon Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité.

Pyongyang n'a pas encore réagi officiellement à cette annonce, mais son ambassadeur aux Nations unies, Pak Song Il, a déclaré au Washington Post que cette invitation résultait d'une «décision volontaire et ouverte» de Kim Jong Un. Grâce à cette «décision courageuse de notre dirigeant suprême, nous pouvons envisager d'assurer la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne», a-t-il également expliqué.

(AFP)

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