Football: Pourquoi ce bras d'honneur, M. Binggeli ?

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FootballPourquoi ce bras d'honneur, M. Binggeli ?

A sa sortie du terrain, le président de Xamax a perdu les nerfs en se fendant d'un geste que la morale réprouve. Cible de violentes insultes proférées par quelques individus, le boss de la Maladière va déposer plainte pénale.

par
Nicolas Jacquier
Victime de menaces, le président de Xamax va déposer plainte pénale auprès de la police.

Victime de menaces, le président de Xamax va déposer plainte pénale auprès de la police.

Laurent Gillieron, Keystone

Jeudi soir à la Maladière, la soirée a viré au cauchemar pour NE Xamax, qui n'a même pas fait acte de présence, ou alors très difficilement. Elle s'est aussi mal terminée pour Christian Binggeli, un président qui a perdu ses nerfs au moment de se diriger vers le tunnel pour rejoindre les vestiaires. Alors que les supporters neuchâtelois manifestaient leur colère et sifflaient leurs favoris, le boss de Xamax s'est fendu d'un bras d'honneur fort peu en rapport avec sa fonction, adressé apparemment au public présent derrière les buts, comme devaient le révéler nos confrères d'Arcinfo.

Un geste que rien, y compris la légitime frustration de la débâcle, ne permet de justifier. «Je regrette ce geste, nous a expliqué ce vendredi son auteur. J'aurais dû être plus stoïque mais quand vous faites insulter comme je l'ai été, il peut arriver ce qui s'est produit…»

Précision qui a toute son importance : Christian Binggeli n'a pas adressé son geste au public - «je le remercie au contraire de nous avoir soutenu» - mais à un petit groupe d'individus distincts. «A la mi-temps déjà, ces gens-là m'ont insulté. Ils m'ont traité de fils de p… ou encore «On va te faire la peau». Ces insultes ont continué durant toute la deuxième période. J'ai aussi été menacé sur mon portable comme l'attestent la nature des messages reçus ainsi que enregistrements audio.»

A la suite de ces menaces proférées contre sa personne, le président de Xamax s'apprête à déposer plainte pénale auprès de la police.

Sur le résultat lui-même, et la débâcle de son équipe, humiliée 4-0 par Aarau, Christian Binggeli avoue ne rien y comprendre. «Durant les jours qui ont précédé le coup d'envoi, explique-t-il, l'ambiance était pourtant bonne. On s'est parlé avec M. Henchoz pour régler notre différend. On sentait même une effervescence dans le groupe. Les joueurs eux-mêmes se réjouissaient d'évoluer dans un stade plein. Mais après vingt premières minutes potables, le premier but d'Aarau nous a anesthésié. Ce printemps, on a loué notre état d'esprit de guerrier. Mais jeudi soir, les guerriers se sont effilochés…»

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