12.11.2020 à 19:04

Hockey sur glacePourquoi c’était mieux avant et comment le LHC est devenu aussi sexy

Cyrill Pasche, journaliste de Sport-Center, revient sur l'actualité du hockey suisse dans la chronique décalée «Hockey Inside».

von
Cyrill Pasche
«les hockeyeurs sont vraiment des bons types». (Hockey Inside est une chronique à prendre idéalement avec des pincettes. Elle ne reflète d’ailleurs pas nécessairement la position de la rédaction et l’interprétation de son contenu n’engage en définitive que vous-mêmes.)

«les hockeyeurs sont vraiment des bons types». (Hockey Inside est une chronique à prendre idéalement avec des pincettes. Elle ne reflète d’ailleurs pas nécessairement la position de la rédaction et l’interprétation de son contenu n’engage en définitive que vous-mêmes.)

C’était quand même mieux avant: quand le LHC perdait tous ses matches à domicile, quand Gottéron faisait du Gottéron et que Christian Dubé voulait virer tout le monde. Et puis qu’est-ce que c’était bien aussi quand une visite aux Vernets s’apparentait, selon la formule consacrée, à une visite chez le dentiste.

Je suis un peu vieux jeu, et je trouve que généralement tout était mieux avant. Surtout le hockey.

Parce que là on est arrivé au point où même le LHC, leader du championnat le plus boiteux de tous les temps, est devenu sympathique. Y a pas à dire, mais le succès rend sacrément sexy.
(note: Le LHC a quand même ceci dattachant, c’est qu’il a réussi à choisir la seule saison de l’histoire du hockey suisse qui se joue à huis clos pour proposer un jeu irrésistible et spectaculaire à bondir de son siège, coupe de champagne à la main.)

Et puis il reste Bienne, un club où même une série de 28 défaites consécutives ne mettrait la puce à l’oreille de personne, surtout pas à celles du directeur sportif Martin Steinegger, qui viendrait sans doute nous expliquer «qu’il ne s’agit pas, en réalité, d’une crise sportive, mais plutôt d’une crise de résultats.»

Du coup, il n’y a plus rien à dire ni à écrire. C’est mort.

C’était mieux avant, qu’est-ce que tu veux que je te dise...

Hockey Inside, épisode 3, c’est parti:

1. Voilà voilà, ne reste désormais plus que Berne et Davos à ne pas encore être passés par la case quarantaine. Quelle sera la dernière équipe debout? Faites vos jeux. (Bonne initiative, à part ça, de recaser des matches entre équipes valides, à l’image de FR Gottéron – Bienne reprogrammé ce samedi).

2. Jason Fuchs, annoncé au HC Lugano la saison prochaine depuis quelque temps, a scoré deux fois mardi contre Zoug, après une série de quatre matches sans marquer et quelques performances qui ne reflétaient pas le talent du bonhomme. Ce qui a fait dire à mon voisin de tribune de presse, pour rire me semble-t-il: «Tu vois, il marque de nouveau, c’est qu’il a sûrement pas encore signé à Lugano. Tu vois finalement, il a encore la tête à Bienne.»

3. Un surnom pour Joren van Pottelberghe, un gardien incapable de saisir un puck en vol mais parfaitement capable de casser l’ambiance même dans un match qui se joue à huis clos?

4. La nouvelle ou le nouveau community manager du LHC est plutôt en forme sur Twitter. Les Lions premiers au classement de National League, les Lions premiers sur les réseaux sociaux aussi. Le succès est contagieux. Il faut aussi le dire quand les gens font du bon boulot, ou bien?

5. Tu l’as sûrement déjà vu passer, mais je ne me lasserai jamais de le regarder en boucle. Premier but chez les pros, et puis ce coup de génie absolu, cette inspiration divine. Un chef d’oeuvre:

6. C’est presque passé inaperçu: Sacha Weibel n’est plus le CEO du LHC, mais désormais «chargé de plancher sur le futur du hockey suisse» au sein d’un comité stratégique nouvellement créé dans l’entité vaudoise. Une bien belle mission, qui lui laissera sans doute suffisamment de temps pour améliorer encore davantage son handicap au golf.

7. Dans un touchant communiqué, un club romand a expliqué qu’il était injuste de demander aux joueurs de faire des efforts financiers en cette période de crise planétaire. Le justificatif? Je cite: «les joueurs ne bénéficient en moyenne que de 5 ans pour maximiser leurs capacités et leurs revenus. Il serait injuste de considérer de nouvelles réductions des salaires des joueurs comme une solution d’urgence politiquement imposée.»

N’est-ce pas là un très ancien et brillant concept marketing – sans doute inventé jadis par des agents de joueurs - qui stipule qu’un athlète, une fois sa carrière terminée, est censé ne plus jamais travailler pour le reste de son existence? A force d’être répétée et re-répétée, cette croyance montée de toutes pièces a fini par s’ancrer profondément dans les esprits.

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9 commentaires
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Les astres disent

12.11.2020 à 22:15

Premier aujourd'hui, relégation en fin de saison.

LHC

12.11.2020 à 21:18

Ce qui est sûr c'est que Cyrill Pasche ne connaît rien du tout au hockey

Chachalabeille

12.11.2020 à 20:53

Comment le LHC est devenu aussi sexy, c'est simple, y pas de miracle, avec plus de fric...mais combien, personne ose le dire...