Jeu vidéo - Pourquoi il faut (re)découvrir «Mass Effect»
Publié

Jeu vidéoPourquoi il faut (re)découvrir «Mass Effect»

Electronic Arts sort l’édition «légendaire» de la trilogie née en 2007 sur Xbox 360. Une refonte de trois jeux pour le prix d’un loin d’être superficielle.

par
Jean-Charles Canet
1 / 3
«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

EA
«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

EA
«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

«Mass Effect Legendary Edition» en quelques images.

EA

Lorsqu’on a découvert «Mass Effect» sur Xbox 360 nous avions été immédiatement séduits. Un jeu de rôle teinté d’action à l’échelle d’une galaxie sur le fond d’une trame géopolitique fouillée et peuplé de caractères denses et attachants, ça ne courait pas les rues, et pas beaucoup plus aujourd’hui d’ailleurs. Ses deux suites sorties respectivement en 2010 et 2012 n’ont fait que conforter cette impression. Bioware, le studio derrière la trilogie était parvenu à mener à son terme un projet d’une folle ambition qui se présentait sur son meilleur jour sur les plateformes de l’époque. Son seul véritable échec était de ne pas être parvenu à monter une conclusion à embranchements (tributaires des choix du joueur au cours des trois épisodes) entièrement satisfaisante. Mais quel studio peut s’enorgueillir d’avoir accompli le miracle à ce jour?

Nécessaire ou superflu?

Devenu un classique, l’ensemble bénéficie d’une refonte baptisée «Mass Effect Legendary Edition», lancée ce vendredi (14 mai) sur toutes les plateformes console et PC (à l’exception de la Switch de Nintendo). Était-elle nécessaire, vu que les jeux étaient et demeurent dans leur genre supérieurs à la norme? Sans doute pas pour ceux fermement attachés à l’ancrage dans le temps d’un produit culturel, ceux-là mêmes qui regrettent les bidouillages numériques (et même révisionniste pour un en particulier) de George Lucas sur la première trilogie de «Star Wars».

Bien que sensible à cet argument, on a tendance à répondre par l’affirmative. On dira qu’ici les bénéfices supplantent les principes arrêtés. Il y a d’abord la surcouche esthétique désormais adaptée aux puissances de calcul des plateformes actuellement en circulation. Sur consoles, ce sont la PS5 et les Xbox Series qui en profitent le plus. Il y a aussi des modifications dans le gameplay, notables en particulier sur le «Mass Effect» de 2007 qui avait pris un redoutable coup de vieux en matière de gestion des combats. Mais en revanche, il n’y a pas à notre connaissance d’altération de la structure et de tout ce qui influence le fond de l’œuvre. Et semble-t-il (nous n’avons que quelques heures au compteur à l’heure ou nous écrivons ces lignes) les changements cosmétiques s’adaptent sans dénaturer.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous nous relançons sur la trace des exploits du commandant Shepard et de ses acolytes, dans les embrouilles politiques d’une coalition de races extraterrestres tout en affrontant une menace allant bien au-delà de nos petites querelles. Et jusqu’ici, tout va bien. Les craintes de subir un remake paresseux motivé uniquement par des considérations mercantiles sont d’ores et déjà balayées.

«Mass Effect Legendary Edition» (Electronic Arts) est disponible sur PC, Xbox One, Xbox Series XIS, PS4 et PS5.

Précisions: en réponse aux propos de J. Shepard (lire commentaire ci-dessous): les plateformes sur lesquelles le jeu est praticable sont détaillées en fin d’article. Sur consoles, bien que conçu pour la génération précédente (PS4 et Xbox one), le jeu n’en profite pas moins de quelques avantages que procurent la puissance de la PS5 et des Xbox Series, notamment en ce qui concerne la fréquence d’images par seconde. Le reste du commentaire est constitué d’allégations. Ayant pu parcourir une version console (et secondairement Windows) avec un nombre non négligeable d’heures au compteur, votre serviteur est en mesure de confirmer que cette «restauration» (qui n’est pas précisément un «remake») fait de ce jeu un produit culturel digne d’intérêt sur toutes les plateformes mentionnées. Une opinion, certes, mais fondée.

Votre opinion

1 commentaire