Hockey sur glace: Pourquoi les coaches auront du pain sur la planche

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Hockey sur glacePourquoi les coaches auront du pain sur la planche

Toute l'actu du hockey sur glace dans la chronique de Cyrill Pasche, envoyé spécial aux Jeux de PyeongChang.

par
Cyrill Pasche
PyeongChang

Le coaching sera encore plus exigeant cette année en raison d'un petit détail qui pourrait changer pas mal de choses durant ce tournoi olympique. Les «commercial breaks», soit les pauses publicitaires de 70 secondes, seront au nombre de trois durant chaque tiers-temps au lieu de deux habituellement. Sans oublier la possibilité d'obtenir une interruption de jeu supplémentaire en demandant un traditionnel time-out de 30 secondes.

Pour les coaches, il s'agit d'un challenge, notamment au niveau de la répartition du temps de glace. Comme ces pauses publicitaires destinées aux TV permettent aussi aux joueurs de souffler et de se reposer, les coaches sont souvent tentés de renvoyer leurs meilleurs éléments sur la glace directement après ces break de 70 secondes. Ce sera notamment le cas lorsque l'engagement suivant une interruption aura lieu en zone offensive.

Les meilleurs joueurs auront davantage de temps de jeu, tandis que les joueurs des troisième et quatrième bloc seront moins souvent mis à contribution.

C'est aussi une des raisons pour laquelle l'équipe de Suisse tournera avec six défenseurs, au lieu de sept ou huit comme c'est souvent le cas en National League. Concernant l'attaque, les coaches peuvent forcer leurs trois premières unités et n'aligner le quatrième bloc que sporadiquement.

Pour certains joueurs qui ont l'habitude de beaucoup jouer en club – comme Tristan Scherwey avec Berne – il risque de ne pas être évident de mettre la même intensité et agressivité avec un temps de jeu réduit. Au coaching de staff de trouver le moyen de garder tout le monde en alerte et de n'oublier personne au bout du banc.

Le match du jour

Suisse-Canada, pardi, à 13h10 ce jeudi. Il y a déjà eu deux surprises hier: les États-Unis ont perdu contre la Slovénie, les Russes se sont inclinés contre la Slovaquie. Si la Suisse bat aujourd'hui le Canada, s'agirait-il aussi d'une surprise? Non, car ce Team Canada, le plus obscur et peut-être le plus faible de l'histoire, est très largement à sa portée. Reste que les Suisses ont perdu leur deux matches de préparation avant les JO contre les Canadiens, même si les «line-up» de part et d'autre n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui.

La photo du jour

Voici une pièce de collection: les patins du légendaire Dave King, 70 ans, l'entraîneur adjoint de Team Canada. Ces Bauer en coque en plastique datent de… 1986! King était notamment l'entraîneur principal des sélections olympiques canadiennes de 1984 (JO de Sarajevo), 1988 (Calgary) et 1992 (Albertville).

Le compliment du jour

J'ai eu l'occasion de chatter quelques instants avec la star de l'équipe canadienne féminine, la Québécoise Marie-Philipp Poulin. C'est elle qui a marqué les buts gagnants en finale pour le Canada lors des deux derniers Jeux olympiques, à chaque fois contre les États-Unis. Au sujet de la Suisse, la capitaine de Team Canada m'a dit ce qui suit: «Avec Florence Schelling dans les buts, tout est possible pour cette équipe.» Sauf battre le Canada ou les États-Unis, mais il était évidemment inutile de le préciser.

La bonne histoire du jour

C'est celle de Florence Schelling qui, hier sur son blog, racontait comment elle a choisi son numéro 41. Le chiffre correspond aux nombre de jours restants avant les JO 2006 lorsqu'elle a appris qu'elle serait sélectionnée pour ses premiers Jeux olympiques. Florence Schelling dispute ses 4es Jeux à PyeongChang et vient d'ailleurs d'y battre le record de victoires pour une gardienne. L'histoire du numéro 41, mieux racontée avec les mots de la Suissesse, est à lire ici (en anglais).

Le blaireau du jour

Slava Voinov, le défenseur russe et ex joueur des Los Angeles Kings, avait été suspendu pour les 76 matches restants de la saison de NHL en 2014-2015, après une grave histoire de violences conjugales qui lui avait valu un passage de deux mois en prison aux États-Unis, avant que son contrat ne soit résilié par les Kings. Eh bien je l'ai croisé ce matin sur la promenade du bord de l'océan à Gangneung. Il était accompagné par deux charmantes jeunes femmes russes et n'avait pas l'air malheureux du tout...

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