France: Poursuite de la mobilisation des policiers
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FrancePoursuite de la mobilisation des policiers

Ils sont des dizaines à avoir de nouveau protesté dans la nuit de mardi à mercredi.

Manifestation de policiers à Evry. (Mardi 18 octobre 2016)

Manifestation de policiers à Evry. (Mardi 18 octobre 2016)

Keystone

Des dizaines de policiers français se sont de nouveau mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi pour réclamer plus de moyens et de fermeté, 24 heures après une manifestation sans précédent sur les Champs-Elysées.

Plusieurs centaines de policiers avaient protesté dans la nuit de lundi à mardi sur la célèbre avenue parisienne, dix jours après une attaque contre des collègues dans la banlieue parisienne.

Mardi soir, quelque 400 policiers se sont rassemblés à Evry, dans la banlieue de Paris, où le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone, a reçu les chefs de brigade du département de l'Essonne, d'où étaient partis de nombreux policiers qui avaient manifesté la veille.

Les policiers ont abondamment hué leur chef lorsqu'il est reparti en voiture, appelant à sa démission.

Un agent grièvement blessé à Viry-Châtillon

Une soixantaine d'autres policiers se sont à nouveau réunis devant l'hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l'attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers.

Et une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille, dans le sud-est de la France.

Dans la journée, Jean-Marc Falcone a jugé «inacceptable» le comportement des policiers qui avaient protesté sur les Champs-Elysées. Selon lui, ils ont «fragilisé la police nationale» en manquant à leur devoir de réserve.

Les policiers en colère avaient perturbé pendant plus d'une demi-heure la circulation autour de l'Arc de Triomphe et sur l'avenue la plus célèbre du monde.

«Nous sommes à bout»

En tenue civile, ils circulaient dans des véhicules banalisés ou appartenant à la flotte officielle de la police, gyrophares allumés. «Nous sommes à bout», a expliqué l'un d'eux.

«C'est un mouvement asyndical, une réaction face à l'absence de réponse réelle de l'Etat» pour contrer les violences envers les policiers, déclarait un autre policier. «On en a marre que ça n'aille pas vite».

Le rassemblement avait débuté devant l'hôpital où un policier de 28 ans est maintenu dans un coma artificiel depuis qu'il a été très grièvement brûlé dans l'attaque commise le 8 octobre à Viry-Châtillon.

Le 8 octobre, une dizaine de personnes avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés avec des cocktails Molotov en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Quatre agents ont été blessés, dont deux grièvement.

Enquête de la police des polices

Trois jours après cette attaque, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués, réclamant plus de moyens et de fermeté.

La «police des polices» (IGPN) va enquêter sur «les manquements individuels aux règles statutaires» après cette manifestation sur les Champs-Élysées, a annoncé pour sa part Jean-Marc Falcone.

Il a rencontré mardi soir à Evry les chefs de brigade et de brigade anticriminalité (BAC) du département de l'Essonne, au sud de Paris, d'où étaient partis de nombreux manifestants la veille. Ce déplacement visait à «les écouter et échanger avec eux dans une démarche constructive», a assuré à l'AFP une source proche de la hiérarchie policière sur place.

Rassemblement à Evry

Plus d'une centaine de fonctionnaires se sont toutefois rassemblés parallèlement à Evry pour soutenir leurs collègues menacés de sanctions. «Notre hiérarchie n'a rien compris aux malaises des fonctionnaires. (...) Les poursuites sont totalement injustifiées», a estimé une policière.

Le 8 octobre, une dizaine de personnes avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés avec des cocktails Molotov en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Quatre agents ont été blessés, dont deux grièvement.

Trois jours après cette attaque, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués, réclamant plus de moyens et de fermeté.

(AFP)

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