Berne: Poussée de la pandémie: pas de contrôles renforcés avec l’Italie
Actualisé

BernePoussée de la pandémie: pas de contrôles renforcés avec l’Italie

Malgré une aggravation de la situation sanitaire chez nos voisins du sud, Karin Keller-Sutter estime que davantage de contrôles ne sont pas nécessaires aux frontières.

par
Eric Felley
Malgré la montée des cas en Italie, le statut particulier des régions frontalières demeure pour Karin Keller-Sutter.

Malgré la montée des cas en Italie, le statut particulier des régions frontalières demeure pour Karin Keller-Sutter.

AFP

Le conseiller national Marco Romano (C/TI) a fait part lundi à l’Heure des questions de son inquiétude par rapport à la situation de la pandémie qui s’aggrave en Italie. Le 12 mars, le Gouvernement italien a annoncé un nouveau confinement qui touche les trois quarts du pays. Faisant état de restrictions très fortes de la circulation entre les régions et les communes italiennes, le Tessinois a demandé si le Conseil fédéral était prêt à ordonner «immédiatement de nouvelles mesures coordonnées avec l’Italie, visant à contrôler et limiter la mobilité qui n’est pas strictement nécessaire entre les deux pays?»

Dans sa réponse, la cheffe du Département de justice et police, Karine Keller-Sutter, a précisé que le Conseil fédéral suivait de près l’évolution de la situation en Italie: «Le Conseil fédéral s’appuie sur des mesures sanitaires aux frontières efficaces dans la situation actuelle et non sur des restrictions à l’entrée ou des contrôles aux frontières renforcés».

Elle rappelle que la loi Covid-19 donne certes au Conseil fédéral la possibilité d’introduire des restrictions d’entrée et de séjour, mais en même temps «la liberté de déplacement pour différents groupes de personnes doit être garantie». Il en va ainsi du maintien des relations économiques et sociales dans les régions frontalières. Elle constate enfin que «la réduction des capacités des magasins et la fermeture des restaurants, bars et lieux de divertissement et de loisirs ont un impact majeur sur le trafic frontalier. Des contrôles systématiques aux frontières intérieures ne sont donc pas nécessaires».

Les régions frontalières du Piémont et la Lombardie - qui sont pourtant en zone rouge en Italie depuis le 15 mars - ne figurent donc pas dans la liste ci-dessous des régions, qui nécessitent une quarantaine si l’on entre en Suisse.

Régions d’Italie nécessitant une quarantaine à partir du 22 mars

  • Les Abruzzes

  • La Basilicate

  • La Campanie

  • L’Émilie-Romagne

  • Le Frioul-Vénétie julienne

  • Le Latium

  • La Ligurie

  • Les Marches

  • Le Molise

  • Les Pouilles

  • La Toscane

  • L’Ombrie

  • La Vénétie

Votre opinion

65 commentaires